S’appuyant sur le rapport de Heritage Research Indian Ocean (HRIO), les opposants tirent également la sonnette d’alarme s’agissant du site archéologique Mare aux Songes situé à proximité du site de construction Le Chaland Resorts Hotel. Selon la coalition Aret Kokin Nu Laplaz, la construction de la route d’accès à la plage publique de La Cambuse — effectuée aux frais des promoteurs — qui avait démarré avant même que les promoteurs n’obtiennent leur permis de construction pour l’hôtel, ne respecterait pas les normes.
Ils affirment avoir été sur place prendre des mesures et que la nouvelle route n’est qu’à 29 mètres du site sensible de Mare aux Songes. Or, disent-ils, dans la section 6.3.7 de l’EIA Report du groupe Currimjee Jeewanjee concernant la construction d’une nouvelle route d’accès, c’est une zone tampon de 36 mètres qui aurait dû être respectée. Or, tel ne serait pas le cas. “Bientôt ce site archéologique sera contaminé par des déchets que des pique-niqueurs jetteront de la route”, déplorent les protestataires, qui demandent aux autorités de s’assurer que les promoteurs respectent les conditions imposées. Un tel écart aggrave les risques de contamination de cette zone sensible de Mare aux Songes qui n’est pas que le “sanctuaire du dodo”, mais revêt également une importance scientifique mondiale.
Pour affirmer le peu de confiance qu’ils font aux promoteurs, ces militants de l’environnement, photos in situ à l’appui, affirment que les éléments topographiques figurant sur la carte et le plan de construction de l’hôtel à La Cambuse montrent bien, comme la porte cochère et le lobby qui se situent à une hauteur de 8,50m et 9,00m respectivement, qu’ils sont effectivement sur la dune que ces structures lourdes vont détruire…