L’année dernière, 3 960 visiteurs se sont rendus à l’estuaire de Terre-Rouge notamment pour voir des oiseaux migrateurs, un nombre en baisse comparé à 2010 (4 877 visiteurs). L’estuaire de Terre-Rouge est le premier site mauricien à figurer sur la liste Ramsar, depuis 2001.
S’étirant sur 26 hectares, l’estuaire de Terre-Rouge est un véritable sanctuaire pour les oiseaux migrateurs qui fuient l’hiver rigoureux de l’hémisphère nord pour se réfugier dans le Sud. La période migratoire s’échelonne d’octobre à mars et le visiteur peut à cette période admirer divers oiseaux : corbijeau, pluvier argenté, tourne-pierre, chevalier guignette, bécasseau corcoli ou encore gasse. Tous se promènent librement dans cette zone humide et cherchent de quoi se nourrir : crabes, mollusques, larves, vermisseaux…
L’estuaire de Terre-Rouge est géré par les National Parks and Conservation Services du ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire. Il propose des télescopes terrestres du premier étage du centre d’interprétation aux visiteurs pour admirer les oiseaux dans un habitat naturel. Depuis quelques mois, les forces vives de Roche-Bois avec le soutien financier du GEF-Small Grants Programme-UNDP proposent aussi des jumelles aux visiteurs. Ces derniers peuvent s’installer au poste d’observation qui vient d’être aménagé sur place à l’abri du soleil pour les regarder. Malheureusement, une visite du Mauricien sur place à la fin de l’année dernière a permis de constater que les panneaux explicatifs sur les oiseaux accrochés aux parois ont été arrachés par « des vandales ».
À quelques mètres de l’entrée du centre d’interprétation, des petites échoppes temporaires destinées à la vente de produits artisanaux de tout genre réalisés par des habitants de la localité ont été aménagées. Malheureusement, les femmes qui tiennent les lieux déplorent le manque de visiteurs. « Personne ne vient », sont-elles unanimes à dire. Elles déplorent le fait que « ce site n’a pas la visibilité voulue parmi les touristes ».
Selon les chiffres disponibles au NPCS, 880 personnes ont visité les lieux de janvier à mars 2011 et 795 d’octobre à décembre 2011.
Durant le premier trimestre 2011, 428 étudiants, 206 touristes et 246 membres du public y ont fait le déplacement. Pour le dernier trimestre, les chiffres sont comme suit : 20 étudiants, 153 touristes et 592 membres du public.
Pour toute l’année, 1 351 étudiants et 1 581 membres du public ont visité les lieux alors que seulement 700 touristes l’ont fait.
Ce dernier chiffre est comparable à 2010 quand uniquement 728 touristes avaient visité ces lieux contre 1 770 étudiants et 2 378 membres du public.