Robert Hooijer, directeur de la région Afrique à la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC) arrive à Maurice demain pour une évaluation de la situation à la Mauritius Society of Authors (MASA). Au cours de son séjour, il aura également des sessions de travail avec les autorités sur les amendements au Copyright Act 1997.
Deux mois après la suspension de Gérard Louise de son poste de directeur de la MASA suite à l’affaire Sony Music, la CISAC dépêche Robert Hooijer à Maurice pour évaluer la situation à la société des droits d’auteur. Attendu demain, ce dernier aura des sessions de travail avec différents partenaires ainsi que les hauts cadres de la MASA avant de rédiger son rapport et soumettre ses propositions. Il s’agira surtout pour Robert Hooijer d’avoir les détails de l’affaire Sony Music, ayant mené à la mise à pied de Gérard Louise, mais aussi d’analyser les critiques formulées par les membres de la société, depuis cette affaire.
Durant son séjour à Maurice, Robert Hooijer rencontrera également le Ministre des Arts et de la Culture, avec lequel il discutera des amendements attendus à la Copyright Act 1997. La copie privée sera un des points importants de cette discussion. Une rencontre avec les représentants de Culture et Avenir du bureau du Premier ministre est aussi prévue.
Robert Hooijer souhaite entendre le point de vue de tous les partenaires de la MASA lors de sa visite. Ainsi a-t-il prévu des sessions de travail avec les producteurs regroupés au sein de la Sosyete Prodikter Lamizik et les représentants des artistes.
Par ailleurs, le représentant de la CISAC se penchera sur les nouveaux tarifs de la MASA. Il en discutera lors d’une rencontre avec les responsables des radios, l’Association des Hôteliers et des Restaurateurs de l’Ile Maurice (AHRIM) et des opérateurs de téléphonie mobile.
Pour rappel, la MASA a été secouée par l’affaire Sony Music récemment. La représentante de ce label à Maurice a porté plainte contre le fait que la MASA a autorisé la reproduction de certains titres de son catalogue sans sa permission. Arrêté, puis relâché sous caution dans le cadre de cette affaire, le directeur de la MASA, Gérard Louise, a dû se retirer de la société, en attendant la fin du procès.