Brossant un tableau de la présente situation économique, Paul Bérenger, leader de l’opposition, trouve que les événements d’aujourd’hui « donnent raison » à son parti. Il rappelle que la Commission économique du MMM, présidée par Vishnu Lutchmeenaraidoo, avait prévu que la reprise de l’économie mondiale qui semblait s’amorcer en 2008-09 était « très fragile » et, qu’en fait, l’on était à partir de cette époque « dans l’oeil du cyclone ». « Nous vivons actuellement la deuxième phase de cette crise », soutient M. Bérenger. En revanche, pour le leader de l’opposition, le gouvernement a, lui, « péché par naïveté ».
Paul Bérenger souligne la « grande inquiétude » de son parti quant à la présente situation économique. Il explique que la résurgence de la crise en Europe et aux Etats-Unis se fait déjà sentir sur des secteurs tels le tourisme, le textile et celui des petites et moyennes entreprises, et que tout cela ira en s’empirant l’an prochain. Le leader de l’opposition rappelle qu’en 2008, la Commission économique du MMM avait tiré la sonnette d’alarme quant au fait que la crise économique mondiale allait rebondir.
Il regrette à cet effet que, comme ailleurs dans le monde et encore plus à Maurice, le gouvernement d’alors s’était « bercé d’illusions » en arguant que la crise était « derrière nous ». « Ici mieux qu’ailleurs, le gouvernement a péché par naïveté et les événements d’aujourd’hui donnent raison au MMM puisque nous vivons actuellement la deuxième phase de cette crise. »
Paul Bérenger, qui rappelle dans ce contexte que « gouverner c’est prévoir », ne manque pas de souligner que depuis 2008, son parti insistait pour que des mesures soient prises en vue de faire face à la situation quand cette crise allait ressurgir. Or, selon lui, « le gouvernement ne nous a pas écoutés ». Il cite à cet effet deux exemples. D’abord, la proposition qui avait été faite par le porte-parole de son parti pour l’économie, Vishnu Lutchmeenaraidoo, à l’effet qu’il fallait alors investir 50% de nos réserves dans l’or.
Paul Bérenger explique dans ce contexte que le précieux métal se négociait, en août 2008, à $ 760 l’once. « Avec arrogance et par aveuglement, dit-il, le gouvernement avait jugé cette proposition comme étant stupide ». Or, fait remarquer le leader de l’opposition, le cours de l’or, qui a depuis continué à grimper, a dépassé cette semaine la barre jamais égalée de $ 1 900 l’once. Paul Bérenger souligne  que c’est par prévoyance que son parti avait fait une telle proposition.