« Il se passe des choses au PTr maintenant que Navin Ramgoolam ne fait plus peur à personne, qu’il a perdu toute autorité et que son image de grand stratège a volé en éclats, en mille morceaux ». C’est le constat fait par Paul Bérenger, hier, lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse pour commenter l’actualité politique de la semaine. Il a même été jusqu’à dire qu’ils seraient plus d’une demi-douzaine d’élus de la majorité à être « mal à l’aise et mécontents » de la situation et a ajouté que son parti se tient prêt à toute éventualité dont celle qu’il y ait des élections anticipées et que les préparatifs en ce sens continuent de plus belle.
Avant de faire son constat, le leader de l’opposition et du MMM a avancé quelques faits pour dénoncer ce que le « PTr est devenu ». « Il n’y a rien qui symbolise mieux d’après moi ce que l’île Maurice est devenue avec Navin Ramgoolam à la tête du pays que l’épouse et l’enfant d’un assistant-commissaire de police soient impliqués dans une affaire de détournement d’une banque », a déploré Paul Bérenger.
« L’affaire Khamajeet illustre parfaitement quel genre de personne il y a aujourd’hui autour de Navin Ramgoolam et ce que le PTr est devenu. C’est la preuve éloquente que le PTr n’a aucun respect pour les institutions, y compris la Public Service Commission, et aucun respect non plus pour la loi ».
Poursuivant son réquisitoire, le chef de l’opposition a déclaré que « tout fout le camp autour de Navin Ramgoolam, qui cède à la panique et qui est réduit à faire n’importe quoi, comme nommer un président d’organisation socioculturelle à la tête du Central Electricity Board » dont la confirmation à ce poste, a-t-il révélé, est maintenant en suspens. Il a promis de revenir à la charge bientôt sur le cas de Balraj Naroo. Également dénoncée une autre personne issue du milieu socioculturel, Veeren Coomaren, « coupable de fraude, qui a été réintégré à la Mauritius Duty Free Paradise où les travaillistes sont en train de faire un véritable pillage ».
Autre fait relevé pour souligner les discordances au sein du PTr, l’interview accordée par le ministre des Technologies de l’Information, Tassarajen Pillay, à l’express mercredi dernier et dans laquelle il s’attaque ouvertement tant au président de Mauritius Telecom Dass Thomas qu’à son directeur Sarat Lallah et qu’il accuse France Telecom, le partenaire de MT, de persécuter les employés. Or, a-t-il rappelé, ce n’est autre que Navin Ramgoolam qui a nommé ces deux personnes qui lui sont « très proches » à la tête de MT et le ministre, lui, leur délivre un certificat d’incompétence.
Élaborant un peu plus sur les carences actuelles, Paul Bérenger a aussi cité le cas de la Central Water Authority où il n’y avait ni président ni directeur et où, après sa nomination comme Chairman, Prem Saddul se « comporte comme l’Executive Chairman » de cet organisme à un moment où les scandales autour de l’allocation des contrats continuent de plus belle.
« Tout fout le camp autour de Navin Ramgoolam qui agit dans la panique et qui fait n’importe quoi », a commenté le leader de l’opposition, qui a aussi relevé que le premier dirigeant à critiquer le président de la République après les récentes déclarations de ce dernier « c’est le triste personnage Ah-Fat ! »