Deux High Profile Cases, nécessitant des explications de deux ministres, en l’occurrence le ministre du Tourisme, Michael Sik Yuen, et le ministre de l’Agro-Industrie, Satish Faugoo, attendent toujours l’Independent Commission Against Corruption. Dans les deux cas, le Groundwork en vue d’établir un Prima Facie Case pour initier une enquête sous les dispositions du Prevention of Corruption Act (POCA) est sur le point d’être conclu.
Dans le cas de la nomination d’un ancien conseiller de la municipalité de Curepipe nommé en tant que Liaison Officer à la Small and Medium Enterprise Development Authority (SMEDA) avec des salaires relevés pour pouvoir bénéficier des facilités hors-taxes, l’enquête de l’ICAC pourrait s’avérer Straightforward après cette étape préliminaire. Un seul témoin à charge pourrait être suffisant pour les hommes d’Anil Kumar Ujoodhaen, en vue d’établir le délit de trafic d’influence.
L’objectif de l’enquête de l’ICAC sera d’identifier la source des directives en vue de faire ratifier cette nomination par le conseil d’administration de la SMEDA. Les fonctionnaires ayant traité de cette affaire n’envisagent nullement de tergiverser pour révéler à l’ICAC les dessous de cette nomination.
Le ministre Sik Yuen, qui nie toute implication dans cette affaire de nomination tout en affirmant que cette affaire relève de la SMEDA, organisme indépendant, se trouverait en position délicate, car il pourra difficilement échapper à une convocation de l’ICAC.
De son côté, pendant toute la semaine écoulée, le ministre Faugoo a multiplié les explications à la presse écrite et sur les ondes des stations privées s’évertuant de prendre ses distances dans le scandale des terres d’une superficie de 28,01 arpents de Rose Garden Residences de la propriété sucrière de Rose-Belle. Encore une fois, l’élément déterminant se situe au niveau des fonctionnaires qui devront divulguer l’origine des instructions pour des décisions au niveau du conseil d’administration de Rose-Belle.