La Small and Medium Enterprises Development Authority a organisé aujourd’hui un atelier de travail à l’intention des petits et moyens entrepreneurs dans le but de leur offrir une meilleure compréhension des procédures d’exportation qu’imposent les accords de commerce préférentiels signés par Maurice avec l’Union européenne, la SADC, le Comesa et l’IOC. L’ouverture a été faite par Jim Seetaram, dont c’était la toute première fonction en tant que ministre des Affaires, de l’Entrepreneuriat et des Coopératives.
Cette demi-journée de formation est animée par Line Labour, Technical Officer de la Mauritius Revenue Authority, organisme qui travaille en étroite collaboration avec la Small and Medium Enterprises Development Authority (Smeda), la compréhension des procédures douanières étant un élément clé pour se conformer aux critères de « Rules of Origin », entre autres, sous les protocoles d’accord régionaux et internationaux. Outre le ministre Jim Seetaram, les  intervenants (Varen Andee et Indranee Seebun, respectivement président et Managing Director de la Smeda, Vivekanand Ramburn, directeur par intérim de la Douane, Amar Deerpalsing, président de la Small and Medium Enterprises Federation, ainsi qu’un représentant des artisans, R. Tannoo) ont été unanimes à reconnaître que l’ignorance des multiples procédures administratives à accomplir constitue l’un des facteurs à l’origine du faible taux d’exportation des produits fabriqués localement par nos petites et moyennes entreprises.
Le ministre des Affaires, de l’Entrepreneuriat et des Coopératives a déclaré que cette formation vise à permettre aux entrepreneurs à mieux prendre avantage du vaste potentiel d’exportation que leur offrent les marchés respectifs de la SADC avec ses 260 million d’habitants et un Gross Domestic Product (GDP) d’environ 470 milliards de dollars ; celui du Comesa, qui compte 19 pays membres, avec plus de 389 habitants et un GDP de 360 milliards de dollars. De même, l’Economic Partnership Agreement intérimaire signé par Maurice avec l’Union européenne nous donne un accès préférentiel aux marchés concernés.
Cependant, notre taux d’exportation vers ces États membres demeure obstinément bas. Jim Seetaram indique qu’une évaluation de la situation a démontré que très peu de PME sont listées parmi les compagnies y exportant leurs produits du fait qu’elles ne sont pas adéquatement préparées à explorer ces marchés. Ainsi nos exportations vers la SADC représentent seulement 13 % de nos exportations totales et seuls trois pays, l’Afrique du Sud, Madagascar et les Seychelles, en profitent ; seuls 8 % de nos exportations totales vont vers le bloc du Comesa. Des 20 pays qui le composent, uniquement deux en bénéficient : Madagascar et les Seychelles.
S’agissant des pays du bassin de océan Indien (IOC), ils absorbent seulement 11 % de nos exportations. Dans la perspective d’un protocole d’accord commercial élargi envisagé par ces trois blocs, a souligné le ministre, Maurice doit tout mettre en oeuvre pour profiter des énormes opportunités que représentera un tel marché. Soit 26 pays composant la moitié des pays membres de l’Union africaine (UA), soit encore 58 % en termes de GDP et 57 % en termes de populations de l’UA.