Le Mauritius Research Council et le ministère de l’Éducation tertiaire mènent une étude conjointe sur les répercussions néfastes de la congestion routière. Elle vise à déterminer les conséquences découlant de la congestion routière sur l’économie, la santé et le développement du pays. Des recommandations seront ensuite faites aux autorités compétentes.
Rs 3 milliards. C’est ce que coûterait la congestion routière au pays chaque année, selon une étude menée récemment par la Road Development Authority. Elle engendre des pertes tant pour le secteur public et que celui du privé, sans compter les répercussions néfastes sur l’état psychologique et la santé des citoyens. Cette étude révèle aussi que l’embouteillage provoque une forte consommation d’énergie et une pollution nuisant à l’environnement et à la santé. Ce groupe de recherche servira ainsi de plateforme aux chercheurs et secteurs concernés par le problème à Maurice et devra, entre autres, élaborer une politique de transport. Au cours des vingt dernières années, la flotte de véhicules dans le pays a dépassé la barre des 300 000, soit un véhicule pour six habitants.
Dans son intervention au lancement de cette étude, le ministre de l’Éducation tertiaire a indiqué « que cette étude est la deuxième de cinq grands groupes de recherche nationaux que son ministère a mis en place avec l’accent sur l’amélioration de notre qualité de vie à Maurice ». La première, souligne Rajesh Jeetah, a été lancée récemment par le groupe de recherche national sur les ressources en eau et les trois autres initiatives nationales seront bientôt mises en place dans les quatre domaines suivants : ressources humaines, énergies renouvelables, alimentation et santé.
Selon des recherches récentes, a soutenu Rajesh Jeetah, le moteur d’un véhicule qui tourne au ralenti pendant la congestion du trafic routier est la cause principale de pollution. « Il est estimé qu’un gallon d’essence libère environ 8 kg de dioxyde de carbone. Imaginez l’empreinte carbone laissée par les milliers de véhicules dirigeant vers et transitant par Port-Louis uniquement en jours de semaine », a fait ressortir le ministre de l’Éducation tertiaire. Il a par ailleurs souligné le nombre d’accidents dus à l’embouteillage. « Les accidents dus à la circulation routière ont aussi un impact significatif sur la santé de notre population. En moyenne, les décès et blessures liés aux accidents de la route sont étonnamment élevés pour une petite île comme la nôtre ».
Pour la période 2000-2009, il y a eu un total de 19 725 accidents de la route, faisant une moyenne de 144 morts par année », a indiqué Rajesh Jeetah. Et de conclure : « I am confident that this research platform will be a fruitful strategy to confront problems and find solutions to these issues. Through this National Research Group, my Ministry will provide the supporting platform whereby each one of you today will have the opportunity to participate in the discussion so that we can consultatively find innovative solutions to our local problems that can help concerned authorities to attenuate the short term and long term impact of our road traffic problems. »