Les scandales et les drames qui se succèdent en cette période de crise et de mal-être génèrent de profondes frustrations au sein de la population. L’incapacité des autorités à répondre aux interrogations et aux attentes pousse les uns et les autres au pessimisme. Pour avancer, une lueur d’espoir est nécessaire. Certains observateurs scrutent désespérément l’horizon pour la trouver, tout en rappelant que gerizon komans par nou.
Le travailleur social Eddy Sadien n’en démord pas : il n’y a plus d’espoir. Dans la sinistrose actuelle, l’individualisme a fini par prendre le dessus. Ce sentiment aurait pu être partagé par Eric Ng Ping Cheun et Nilen Vencadasmy s’ils s’étaient laissés aller au fatalisme ambiant. Mais l’économiste et l’avocat citoyen engagé préfèrent demeurer optimistes : le changement est encore possible si chacun s’éveille à ses responsabilités et s’engage à vouloir améliorer les choses.
Tous nous interlocuteurs le laissent comprendre : Maurice, comme le monde dans une large mesure, vit en ce moment une période particulière, voire déterminante pour l’avenir. D’où la nécessité d’une prise de conscience réclamant un changement dans les mentalités et les comportements pour faire jaillir l’espoir tant recherché.