L’United Nations Association (UNA) a célébré récemment la Journée internationale de la paix à la mairie de Port-Louis. Selon son président Nundkeswarsing Bossoondyal, si les 9 000 organisations non gouvernementales que compte le pays unissaient leurs efforts, les problèmes sociaux comme l’abus de drogues et l’abus sexuel des enfants, des femmes et des aînés ainsi que la pauvreté auraient pu être éliminés.
« Autant d’organisations non gouvernementales (ONG) et d’organisations de la société civile représentent en réalité un partenariat très fort avec le gouvernement dans le développement de programmes durables en vue de réussir les Objectifs du millénaire. Je demande au président de la République de les motiver à travailler en faveur de la nation mauricienne de manière transparente, tout comme cela se fait au Ghana », a déclaré Nundkeswarsing Bossoondyal.
Les ONG et la société civile ont accompli des tâches remarquables dans la promotion de la paix mondiale, a souligné le président de l’UNA. « Maurice a connu son pire conflit racial en 1968 et les traces de ses effets négatifs sont encore palpables dans certaines régions malgré les efforts faits en faveur de la paix. Cette paix fragile peut facilement se détériorer et mettre en danger la nation mauricienne à tout moment en raison des agissements de certaines personnes irresponsables. »
Nundkeswarsing Bossoondyal souhaite ainsi une plus grande définition de la paix. Pour lui, elle signifie la sécurité humaine, la diversité, la justice, la durabilité, l’égalité, la compassion, l’harmonie. Elle ne commence pas ni ne se termine avec la guerre, ajoute-t-il.
Dans son allocution, la directrice de Brahma Kumaris – Global Peace House, Sister Gaitree, a déclaré que la paix se trouve en soi. « Lorsque nous ne comprenons pas, nous blâmons les autres, les circonstances et les situations. Nous essayons de trouver des boucs émissaires », a-t-elle dit.
Selon Sister Gaitree, il est temps « de regarder à l’intérieur de nous-mêmes, d’essayer de découvrir et d’expérimenter la paix ». « Tout comme nous faisons des pauses durant la journée, il nous faut aussi faire de cette paix intérieure un élément quotidien de notre vie interne et externe. »