Maurice disposerait suffisamment de potentiel pour la création d’une industrie autour des arts et de la culture. L’arrivée en place d’un nouveau ministre encourage ceux qui en sont convaincus et qui espèrent être enfin entendus. L’approche conservatrice vis-à-vis des arts et de la culture devrait être revue afin de rendre le secteur encore plus dynamique. Quelques artistes citent des exemples venant d’ailleurs pour soutenir leurs arguments.
Maurice peut avoir son industrie créative. “Le potentiel est là”, affirme Richard Hein, ancien membre élu du Board de la société protectrice des droits d’auteur de Maurice. Nirveda Alleck, présidente d’Arterial Network Mauritius Chapter, précise que “le terrain est fertile pour une nouvelle vague créative mauricienne”. Un avis partagé par Allan Marimootoo, dirigeant de Musicpro, pour qui “l’arrivée du nouveau gouvernement est l’occasion de jeter les bases d’une île Maurice moderne, avec tous les esprits réunis pour une vision commerciale de l’art et de la culture”. Richard Hein et Nirveda Alleck estiment que le temps est venu de revoir le rôle et l’orientation du ministère des Arts et de la Culture afin qu’il fasse de ce secteur l’un des nouveaux piliers économiques de Maurice.
Selon Richard Hein, une politique nationale qui dépasse le cadre du ministère de tutelle doit être considérée. Il pense à l’implication des ministères des Finances, du Tourisme, de la Bonne gouvernance, des Nouvelles Technologies, entre autres. Doit également être recherchée la participation de diverses autres instances, comme Enterprise Mauritius, la MBC, le Board of Investment, la force policière (pour éviter le piratage), ainsi que les petites et moyennes entreprises et tous ceux liés au domaine.
Richard Hein souligne que les bases ont déjà été jetées dans le White Paper, publié en 2013 par le ministère des Arts et de la culture, Creative Mauritius Vision 2025. Pour avoir été étroitement associée à la finalisation du document, Nirveda Alleck souhaite que ce projet soit enfin pris en considération.