Inciter les gens à dénoncer et à témoigner pour nettoyer le pays du trafic humain. Et que la volonté d’aller de l’avant dans une affaire de trafic humain soit l’affaire de tous. C’est ce qui est ressorti de l’atelier de travail tenu le jeudi 5 novembre à la municipalité de Port-Louis par l’association DroItS huMains Océan Indien (Dis-moi), en collaboration avec Justice and Equity de la Canadienne Florence Boivin-Roumestan. Cette dernière a mis en avant quelques actions à mener pour contrer le fléau et a insisté sur le fait que les Mauriciens doivent s’unir pour y arriver.
Les deux associations organisatrices de l’atelier de travail disent avoir tiré la sonnette d’alarme sur le fléau en lançant la campagne Déracinons le trafic humain à Maurice, parce qu’elles ont réalisé que “ce qui est écrit dans le rapport mondial du ministère américain des affaires étrangères sur le trafic humain de 2015 sur Maurice est non seulement la vérité mais en dessous de la réalité. Nous, qui avons été sur le terrain ces derniers temps, avons répertorié encore plus de cas.”
Tout le long de son intervention pendant l’atelier de travail, la présidente de Justice and Equity, Florence Boivin-Roumestan, a mis l’accent sur le facteur de dénonciation et a invité tout un chacun (les institutions publiques, la société civile, l’État, les autorités) à se mobiliser contre “ce milieu dégoûtant et abominable qu’est le trafic humain”.
Le silence tue ! Les victimes du trafic humain, qu’il soit d’ordre sexuel ou professionnel, vivent avec ce secret, ce fardeau. Il faut leur apporter du soulagement et un peu de répit. L’implication de toute la population mauricienne est primordiale pour faire connaître les maux que cause ce trafic malsain sur notre société.