Pour sa première question parlementaire, le député travailliste Ezra Jhuboo s’est intéressé à la décision des membres du gouvernement de ne pas prendre la parole lors des activités socioculturelles. Il a voulu savoir si l’introduction d’une loi en ce sens sera envisagée, comme tel est le cas à Singapour.
Dans sa réponse, le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth, a fait ressortir que le gouvernement continuera à travailler en partenariat avec les associations socioculturelles pour le bien de la société et pour la transmission des valeurs. Il a ajouté que cette décision de ne pas prendre la parole dans les fonctions religieuses est aussi une décision politique. À ce stade, aucune loi n’est envisagée.
Le leader de l’opposition, Paul Bérenger, a voulu savoir où est la limite à ce sujet, faisant référence au récent dîner dans le cadre de la fête du Printemps auquel a participé le Premier ministre. « Il a dû sûrement faire un petit discours pour l’occasion », a-t-il fait remarquer. Et de se demander si dans cette logique, il faut aussi interdire les discours lors des célébrations de l’Abolition de l’Esclavage et de l’Arrivée des travailleurs engagés.
Paul Bérenger a ajouté que la vraie question n’est pas que les politiciens ne doivent pas prendre la parole dans les activités socioculturelles, mais qu’ils ne doivent pas faire de « wrong speeches ». Selon lui, le mieux serait de demander aux politiciens de se montrer responsables et de faire des « decent proper speeches » lors de telles occasions.
A cela, le Premier ministre a répondu qu’il est connu que les politiciens ne respectent pas de telles directives et qu’ils profitent de ces occasions pour faire de la politique.
Rajesh Bhagwan a, lui, demandé si la MBC continuera à donner la parole aux associations socio-culturelles et si elle continuera à diffuser certaines célébrations en direct. Si tel est le cas, ce serait aller à l’encontre de ce principe, estime-t-il. Ezra Jhuboo a pour sa part suggéré la tenue d’un référendum sur la question.