En attendant que l’ensemble des traitements médicaux soit réalisable à Maurice même, Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM lance un appel au Premier ministre pour que la subvention de Rs 200 000 — somme fixée depuis douze ans — à laquelle a droit tout malade inopérable localement et nécessitant des traitements à l’étranger soit substantiellement augmentée.
M. Bérenger souligne que depuis 1999, soit depuis douze ans, la subvention accordée par l’Etat à tout malade inopérable localement et nécessitant des soins à l’étranger est fixée à Rs 200 000. Ce qui, dit-il, est de plus en plus, la cause de « souffrances et de drames ». Cela contraint, souligne le leader de l’opposition, aux proches de ces malades d’organiser des « collectes sans fin ». Il cite le cas actuel de deux enfants, l’un, victime de leucémie, l’autre, nécessitant une transplantation du foie.
Aussi demande-t-il au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que la réalisation de l’ensemble des traitements médicaux soit possible à Maurice même. Dans l’immédiat, le leader de l’opposition lance un appel au Premier ministre pour que cette subvention de Rs 200 000 par malade inopérable localement soit « substantiellement augmentée ». Paul Bérenger profite de l’occasion pour saluer le maître d’école à la retraite, Jean Claude qui, ces jours-ci, réalise un tour de l’île en fauteuil roulant en vue de sensibiliser la population sur le sort des personnes malades nécessitant des soins à l’étranger.
Par ailleurs, M. Bérenger attire l’attention sur les cas tragiques de personnes ayant eu recours à une liposuccion — opération de chirurgie esthétique consistant en l’aspiration d’amas graisseux qui résistent à un régime amaigrissant. Il déclare être en présence d’informations rapportant « au moins trois décès dus à de telles opérations et qui auraient été réalisées par le même médecin ». Paul Bérenger évoque aussi d’autres cas de complications graves à la suite d’interventions « par le même médecin » et qui auraient nécessité des interventions de secours.
Se référant à une interpellation parlementaire de la députée de son parti, Ariane Navarre-Marie, en date du 16 octobre de l’année dernière sur le cas d’une femme décédée des suites d’une complication à la suite d’une liposuccion, le leader de l’opposition dit espérer que depuis, le ministère de la Santé de même que le Medical Council ont pris « les actions nécessaires en vue d’un meilleur contrôle sur les médecins qui pratiquent de telles interventions de même que sur les cliniques offrant de tels services médicaux ».
Ils’interroge aussi sur le fait de savoir si les médecins qui s’adonnent à de telles opérations localement sont qualifiés pour le faire et si les patients — pour la plupart des femmes — qui envisagent de telles opérations sont mis au courant des risques que comportent ces interventions. Il souligne, au passage, qu’à l’étranger, la loi interdit de faire de la communication (pour ne pas dire de la promotion) autour de certaines formes de liposuccions.
Paul Bérenger demande, en conséquence, au gouvernement de « passer à l’action » et conseille aux patients qui envisagent de subir de telles interventions de bien s’informer des risques qui y sont associés, ainsi que des qualifications particulières des médecins exerçant dans ce domaine et de la fiabilité des cliniques où de telles interventions sont pratiquées.