Sookraz Accajeea ne sait plus à quelle porte frapper. Il a écrit au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour se plaindre des inconvénients causés par une culture vivrière située non loin de sa demeure.

Cet habitant de Solferino No 5, à Vacoas, explique dans sa lettre qu’un propriétaire d’un terrain agricole utilise du fumier de poule et une importante quantité de pesticides et d’insecticides dans le champ. Cela, dit-il, pose un gros problème à sa famille concernant leur état de santé. « Ma famille et moi, y compris des vieilles personnes et petits-enfants, sommes exposés au danger du fumier et des produits chimiques. Nous ne sommes pas à l’abri des maladies, ni des parasites. D’ailleurs, nous tombons souvent malades depuis que ce terrain agricole est en opération. Nous suivons actuellement des traitements à l’hôpital », déplore Sookraz.

Ce dernier poursuit dans sa lettre que l’odeur émanant de ce terrain attire beaucoup de mouches et d’autres insectes. « Je crains que la santé de ma famille n’empire avec cette situation », précise- t-il. Sookraz a approché le planteur à plusieurs reprises mais ce dernier fait la sourde oreille. « J’habite dans ce quartier depuis une dizaine d’années. C’est un quartier résidentiel. Je ne comprends pas comment un planteur a eu le droit de cultiver des légumes à proximité des maisons. J’ai adressé une lettre en ce sens au Premier ministre et des copies de la lettre ont été envoyées aux ministres Anwar Husnoo, Fazila Jeewa Daureeawoo, Mahen Seeruttun, au député Showkutally Soodhun, ainsi qu’au maire de la ville, Farhad Dowlut. Quelques jours plus tard, j’ai reçu une lettre, m’informant que mon cas a été référé au Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) », avance Sookraz.

Cependant, malgré diverses visites sur le site, les autorités n’ont pu identifier aucun problème provenant de ce terrain agricole. « Des représentants du ministère de la Santé et du FAREI m’ont dit qu’ils n’avaient rien vu d’anormal en ce qui concerne l’utilisation du fumier de poule et des pesticides, jusqu’à tout récemment ! Un représentant du FAREI est arrivé sur les lieux et par coïncidence le planteur était en train d’utiliser du fumier et des produits chimiques. Il a, pendant une trentaine de minutes, vécu ce que nous vivons au quotidien. Nous attendons que des sanctions soient prises contre ce planteur », affirme Sookraz. Ce dernier dit avoir frappé à la porte de toutes les autorités compétentes mais à ce jour, aucune solution n’a été apportée au problème. Pendant ce temps, dit-il, sa famille est toujours exposée à diverses maladies.