À l’heure où l’on parle de plus en plus de la professionnalisation du sport, l’Advance Sport Management Course (ASMC) pourrait être l’une des étapes menant à une gestion plus saine des fédérations sportives.
Treize personnes venant de diverses fédérations sportives disposent désormais d’un certificat en gestion du sport dispensé par la Solidarité Olympique. Ils l’ont obtenu lors d’une cérémonie tenue au Gold Crest Hotel à Quatre-Bornes en présence de leurs tuteurs, Sanjaye Goboodun et Jacques Malié, et du président du Comité national Olympique, Philippe Hao Thyn Voon.
Cette première promotion a émergé au bout de sept mois d’une formation qui avait débuté en octobre 2011 pour s’achever en avril de cette année, nous dit Jacques Malié, lui-même formé en 2009 pour être directeur de ce programme de formation très étoffé.
« Ce sont des cours très exigeants dispensés à partir d’un manuel rédigé par des techniciens d’universités très réputées. Elle se déroule en six chapitres et les stagiaires effectuent au terme de chaque volet une présentation Powerpoint du chapitre précédent. Ce qui exige à la fois une certaine maîtrise de l’informatique et un niveau de qualification acceptable. »
L’ASMC couvre tous les aspects liés à l’organisation, la gestion financière et le marketing du sport. Au cours de leur septième et dernier volet, les stagiaires sont soumis à une évaluation finale et les meilleurs projets sont envoyés à la Solidarité Olympique, qui valide la formation à partir de la qualité de la présentation, explique Jacques Malié.
« L’objectif est d’offrir aux meilleurs les outils nécessaires à gérer une fédération et certainement la capacité d’établir un plan stratégique pour une fédération. Et si le stagiaire est un dirigeant décideur au sein d’une fédération, cette formation lui sera logiquement plus que bénéfique. Par contre, à l’étranger, elle pourrait s’avérer un avantage déterminent à ceux qui aspirent à des postes de secrétaire administratif et général », ajoute-t-il.
Cette première promotion n’a toutefois accueilli qu’une seule candidate. Il s’agit de Marielle Coiffic, membre de l’encadrement du Centre national de formation et d’entraînement des jeunes athlètes à l’Association mauricienne d’athlétisme. Elle fait également partie de l’encadrement technique de la présélection nationale en vue des 9es Jeux des îles de l’océan Indien prévus du 27 juillet au 8 août 2015 à La Réunion.
On y retrouve également, l’ancien badiste, Sahir Edoo, considéré comme le meilleur élément de cette première promotion. Il a d’ores et déjà obtenu une bourse offerte par la Solidarité Olympique qui lui permet de suivre une formation de Masters exécutif en management des organisations sportives (Memos), indique Sanjaye Goboodun. « Priorité est accordée aux candidats (es) qui ont bien maîtrisé l’ASMC. La bourse Memos est très sélective, car les demandes viennent de tous les comités nationaux olympiques du monde. Ce sont des cours à distance étalés sur une année dont quatre sessions d’une semaine chacune qui se déroulent à l’étranger. La dernière culminant avec la présentation de la thèse », insiste-t-il.
Sahir Edoo est rentré récemment de Bruxelles (Belgique) où il a effectué un premier volet inscrit à sa nouvelle formation. Les pays africains font aussi partie de sa formation. « J’espère à l’avenir qu’on prenne davantage en considération ceux qui ont une formation si on veut vraiment professionnaliser le système. Car il nous faut des gens bien armés et reconnus », soutient pour sa part Jacques Malié.
Nanda Kistnamah, lecturer à l’université de Maurice, et Jean-Michel Dedans, secrétaire général de l’Association mauricienne de volley-ball, ainsi que Gavin Minkley, de la Fédération mauricienne de golf, font également partie de la première promotion de l’ASMC.
Un deuxième groupe de stagiaires venant de 16 fédérations sportives est déjà entré en formation de l’ASMC. « L’avantage se situe aussi au niveau de l’interaction qui a forcément lieu entre dirigeants de disciplines sportives différentes. C’est un stage très enrichissant où chacun découvre et apprend à connaître la discipline sportive de l’autre », dira pour conclure Jacques Malié.