Les médicaments prescrits pour dormir sont associés à un risque de décès de plus de quatre fois plus élevé que celui de personnes qui n’en prennent pas. C’est ce que rapporte les résultats d’une étude américaine publiée récemment par le journal médical British Medical Journal ‘Open’. Même lorsqu’ils sont pris très occasionnellement, les hypnotiques augmenteraient le risque de mort précoce et de cancers, indique cette recherche, qui met en cause les médicaments de la famille des benzodiazépines, dont le témazepan et les non-benzodiazépines, comme le zolpidem, les barbituriques et les sédatifs antihistaminiques.
Ces conclusions résultent du travail de Daniel F. Kripke (Scripps Clinic Viterbi Family Sleep Center, La Jolla, Californie) et ses collaborateurs, mené sur 10 500 volontaires âgés en moyenne de 54 ans. Ils ont été suivis durant 2 ans et demi, période au cours de laquelle ils ont pu recourir — régulièrement ou occasionnellement à une très large variété de « médicaments pour dormir ». 
Ce groupe de patients a été comparé à une seconde cohorte, composée de plus 23 500 sujets n’utilisant pas d’aide médicamenteuse pour dormir et suivis également pendant deux ans et demi en moyenne. Ces volontaires présentaient les mêmes caractéristiques d’âge, de sexe et d’hygiène de vie que l’autre population de patients étudiée. Leur état de santé, leur poids et leur origine ethnique ont également été pris en compte. La seule différence entre les deux groupes résidait donc dans la consommation de médicaments hypnotiques.
Plus la prise de somnifères croît, plus les risques de mortalité et de cancer augmentent
Selon les observations, les patients qui prennent du zolpidem, du temazépam ou d’autres hypnotiques ont un risque de mortalité plus de 4 fois supérieur (4,6) à celui des personnes qui ne prennent aucun de ces médicaments. « A partir de 18 prises de ces médicaments sur une année, le risque de décès prématuré est multiplié par 3,5 », soutiennent les auteurs de cette recherche. Même chez les petits consommateurs, les risques de décès reste trois fois plus grand, ajoute l’étude. Et il augmenterait avec la quantité d’hypnotiques consommés. Entre 18 et 132 prises par an, le risque de décès serait quadruplé voire quintuplé au-delà de ce chiffre, disent-ils. Ajoutant que les utilisateurs d’hypnotiques « à hautes doses » verraient également leur risque de cancers — tous types confondus- accru de 35 %.
A prendre avec des pincettes
Ces résultats toutefois, doivent être interprétés avec prudence. Les auteurs eux-mêmes font valoir que leurs travaux n’indiquent en aucun cas « un lien de cause à effet » entre la prise d’hypnotiques et l’augmentation des risques. Néanmoins, ils donnent l’alarme vu la consommation de ces médicaments. Rapellons que des études antérieures avaient établi un lien entre les somnifères et les accidents de voiture et les chutes, ainsi qu’avec des problèmes de régurgitations dans l’oesophage et d’ulcères.
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Des oranges contre l’AVC
Selon de récents travaux britanniques, il serait possible de réduire le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) en augmentant sa consommation d’agrumes. A condition toutefois de choisir les « bons » agrumes, indiquent l’équipe de la Norwich Medical School en Angleterre, qui a passé en revue les données recueillies pendant 14 ans auprès de 69 622 femmes américaines, dans le cadre de la Nurse’s Health Study. Selon elle, oranges et pamplemousses seraient les plus recommandés, car porteurs des flavonoïdes les plus efficaces en la matière : les flavonones. Explications.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un AVC — déficit neurologique soudain d’origine vasculaire, causé par un infarctus ou une hémorragie au niveau du cerveau — se produit toutes les 5 secondes dans le monde. Mais une meilleure connaissance des éléments favorisant sa survenue et des premiers symptômes permettrait d’en réduire considérablement le retentissement. Ainsi, dans le cadre de leurs observations, les chercheurs de la Norwich Medical School se sont particulièrement intéressés au rapport existant entre la consommation de 6 catégories de flavonoïdes différents, notamment les flavonones, les anthocyanines, les flavan-3-ols, les flavonoïdes polymères, les flavonols et les flavones et le risque d’AVC, qu’il s’agisse d’accidents ischémiques ou hémorragiques.  
Il s’est avéré, selon les chercheurs que tous flavonoïdes pris en compte n’apportaient pas les mêmes bénéfices. Pour cause, ces différents types de flavonoïdes ont des profils d’activité biologique différents. Les auteurs en revanche, ont constaté que la fréquence des AVC ischémiques était diminuée de 19% chez les femmes qui avaient consommé les plus grandes quantités de flavonones. Dans le cas d’espèce, les apports en flavonones étaient essentiellement assurés par les oranges, les pamplemousses et les jus de ces fruits, précisent-ils.
Faut-il donc se jeter sur ces agrumes? Sans doute vaut-il mieux s’en tenir prioritairement à une alimentation variée et équilibrée, en quantités modérées. En septembre dernier, des chercheurs néerlandais avaient montré que la consommation de poires et de pommes étaient aussi bénéfique dans la prévention des AVC. Si d’autres études sont nécessaires pour confirmer ce type d’associations entre certains fruits et la baisse des risques d’AVC, les scientifiques recommandent, à l’instar des nutritionnistes, de consommer toujours plus de fruits. Par ailleurs, les auteurs recommandent d’éviter la consommation excessive de sucre contenu dans les boissons industrielles, en leur préférant oranges et pamplemousses entiers.
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ALLERGIES: Attention aux désodorisants et bougies parfumées
De nombreuses allergies peuvent découler de l’utilisation de désodorisants et de bougies parfumées. C’est que que des allergologues américains ont annoncé cette semaine, au cours du congrès annuel de l’American College of Allergy, Asthma and Immunology (ACAAI).
Dans un communiqué, Stanley Fineman, président de l’ACAAI, indique que les désodorisants d’intérieur peuvent « déclencher des symptômes allergiques, aggraver des allergies préexistantes et l’asthme ». Même si leur odeur paraît fraîche, de nombreux produits contiennent des composés organiques volatils (COV) comme du formaldéhyde, du limonène, des esters et alcools, qui augmenteraient le risque d’asthme chez les enfants, avertit-il. De plus, les COV peuvent déclencher des irritations respiratoires et oculaires, des maux de tête, des étourdissements et même des pertes de mémoire, souligne l’ACAAI. Parmi les pires produits, on note les désodorisants que l’on branche. Une étude a montré qu’ils contenaient plus de 20 COV différents, dont plus du tiers seraient classés comme toxiques ou dangereux. Stanley Fineman fait également ressortir que les produits inodores ou « 100% naturel » peuvent aussi émettre des produits chimiques dangereux. Ainsi, « la meilleure solution est d’éviter l’exposition aux polluants que les désodorisants contiennent », dit-il. Cela signifie qu’il vaut mieux ouvrir la fenêtre plutôt que d’utiliser un produit « vert » ou « bio ».
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SODA: Gare aux bulles
Consommer quotidiennement des boissons gazeuses serait dangereux pour la santé. Pas seulement pour leur charge calorique : boire une grande quantité de sodas augmenterait également les problèmes respiratoires.
En effet, selon une étude publiée dans la revue Respirology, « boire de grandes quantités de sodas exposerait les consommateurs à un risque d’asthme et de bronchite chronique ». Environ 13% des asthmatiques et 15% des bronchitiques chroniques ont déclaré consommer au-delà de 0.5 litre par jour de soda, soulignent les chercheurs, criant gare aux bulles. Plus la quantité quotidienne de soda augmente, plus le risque respiratoire est élevé, disent-ils.