La cogestion de Tromelin et la candidature mauricienne à la succession d’Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie figurent en bonne place de l’agenda des discussions prévues entre le président de la République française François Hollande et le Premier ministre Navin Ramgoolam aux Comores en marge du Sommet de la COI samedi.
Le président français sera à l’île de La Réunion aujourd’hui avant de se rendre à Mayotte demain puis à Moroni aux Comores où en plus de sa participation au Sommet de la Commission de l’océan Indien, il aura des réunions en tête-à-tête avec les chefs d’État des pays de la région.
S’agissant de la candidature de Jean-Claude de l’Estrac au poste de secrétaire général de la Francophonie, on s’attend à ce que le Premier ministre mauricien et le président français échangent des notes. Le SG de la COI a terminé cette semaine une tournée dans les pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Congo et le Gabon. Le président Ali Bongo, un ami de Maurice, l’a accueilli en grande pompe cette semaine.
La grande question est de savoir si la Francophonie présentera un candidat unique à la succession d’Abdou Diouf. Il s’agira de voir si les pays francophones seront derrière le candidat canadien qui sera en tournée en France bientôt ou derrière le candidat d’un pays africain. Dans lequel cas Jean-Claude de l’Estrac a une bonne chance, à moins que d’ici le sommet de l’OIF, un ancien président décide de présenter sa candidature.
Quant à Tromelin, il sera question de la cogestion qui n’est toujours pas effective en attendant que la question soit débattue à l’Assemblée nationale française. Abordant cette question samedi dernier, le leader de l’opposition Paul Bérenger a estimé que « la France se moque de nous » sur ce dossier. L’accord conclu en 2010 pour une durée de cinq ans n’est toujours pas en vigueur. Ce qui l’a amené à dire que « la cogestion est derrière nous ».