Le directeur du collège Soondur Munrakhun, Praveen Munrakhun, compte introduire, dès que possible, des cours de formation professionnelle à l’intention de ses élèves « afin que, lorsqu’ils quittent le collège, en sus de leurs bagages académiques, ils aient une connaissance de base dans des métiers, comme par exemple la plomberie et l’électricité », dit-il. Ce collège, situé à Montagne-Longue, et qui compte environ 700 élèves, vient de célébrer son 60e anniversaire.  
Praveen Munrakhun rappelle que lorsqu’il était élève lui-même au collège John Kennedy, cet établissement comptait deux ateliers où les élèves apprenaient le travail du bois et du métal. « C’est ainsi que j’ai appris comment fabriquer une table en bois, comment réparer un robinet et changer une ampoule. Pourtant, nous étions engagés dans des matières scientifiques telles la chimie et la biologie », fait-il ressortir. Praveen Munrakhun compte sérieusement introduire ces sujets dans son école, « surtout dans le cadre du projet de “Nine-Year Schooling”. » Il poursuit : « Je ne dis pas que mes élèves doivent devenir des professionnels dans ces domaines mais, demain, s’ils doivent réparer un robinet à la maison, ils pourront le faire. Au moins, ils auront ces aptitudes. Si demain le gouvernement nous dit de transformer une partie de notre école en filière technique, nous le ferons. Mais un tel projet coûte cher, très cher. Il faudra qu’on nous aide », dit-il.
Selon le directeur du collège, Soondur Munrakhun, « nous préparons notre école pour le futur en mettant toutes les facilités » à la disposition des élèves. « Nous ne lésinons pas sur les moyens – projecteurs, ordinateurs, laboratoires – et nous avons introduit le “design and communications” cette année en Form V et le ferons aussi en 2017 au niveau de la Form VI ». Comme tous les responsables des écoles secondaires privées, Soondur Munrakhun se plaint aussi de la « qualité » des élèves qu’il obtient en Form I. « Nous n’obtenons pas les meilleurs élèves du CPE, comme pour toutes les écoles privées. Zanfan ki pa pou gayn lekol, alor nek pran avoy ar nou », déclare-t-il, avant de souligner que « nous avions entre 80 et 90% de réussites aux examens de School Certificate (SC) lorsqu’il n’y avait pas les State Secondary Schools (SSS) », avant d’ajouter : « Avec des élèves qui ont presque échoué au CPE, qui ne savent ni lire, ni écrire en entrant en Form I, nous atteignons quand même les 60%. »
Pour sa part, la manager de l’école, Premila Soobagrah, indique qu’à part le côté académique, le collège essaye de « développer les talents cachés » des élèves et de « leur inculquer les valeurs humaines afin qu’ils deviennent de bons citoyens après avoir quitté notre école ». Elle dit espérer que l’introduction du “Nine-Year Schooling”, « et avec la bonne qualité des élèves du CPE que nous allons recevoir, cela aidera notre école à donner de meilleurs résultats ».