Le mystère de la beauté et les couleurs sont une grande source d’inspiration pour Sophie Koenig. Dans sa coquette maison donnant sur la baie de Tamarin, elle jouit de toute la tranquillité voulue pour créer. Elle a récemment exposé ses dernières oeuvres à la galerie Imaaya sur un support inhabituel, le corail.
Une dizaine d’années depuis que Sophie Koenig est de retour à Maurice après trente ans à Paris. De longues années qui lui ont permis de faire ses études, d’acquérir de nouvelles connaissances et de faire de belles rencontres qui ont contribué à son épanouissement artistique. Elle a ainsi beaucoup collaboré avec de artistes, réalisé des petits livres d’artistes et a travaillé avec des écrivains, poètes et graveurs.
Aujourd’hui, spécialisée dans l’art abstrait, elle part du réel pour le transformer selon ses humeurs et sa vision des choses. Un peu à la manière de Nicolas de Staël, peintre d’origine russe mort en 1955, pour qui elle voue une grande admiration. “C’était le Rimbaud de la peinture, un météore,” explique Sophie Koenig qui regrette son suicide à l’âge de 43 ans en laissant derrière lui une oeuvre inachevée. “On voit dans son travail qu’il y a une recherche de l’amour”, selon elle. Comme lui, elle rejette tout compromis et vise la perfection dans tout ce qu’elle fait. Mais réalise aussi qu’il est dangereux de vivre ainsi. “Je ne suis pas diplomate,” dit-elle tout en affirmant “ne pas être une terreur, non plus.”