Coup de blues, cafard, déprime, moral dans les chaussettes… Certains parents ont tendance à amoindrir, voire sous-estimer le ressenti de leur ado dans une période où il connaît de profonds changements physiques et psychologiques. « Ce n’est pas grave, ça ira mieux demain. Pense à ton bac, à tes examens… »
Pourtant, les idées noires ne sont pas à prendre à la légère. Chez les jeunes les plus fragiles, elles peuvent conduire à une véritable dépression ou à commettre un acte irréparable pour mettre un terme à leur souffrance.
À Maurice, comme l’a révélé la ministre du Développement de l’enfant Mireille Martin cette semaine, cinq adolescents se sont suicidés depuis le début de l’année alors que 20 cas de tentatives de suicide ont été répertoriés par la Child Development Unit. En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les moins de 24 ans, derrière les accidents de la route. Chaque année, près de 50 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans tentent de mettre fin à leur jour. En 2009, on dénombre 563 cas dans le pays.