En octobre de l’année dernière, elle a subi six opérations afin de pouvoir marcher. Cette première étape franchie, elle doit s’adonner à des séances de physiothérapie qui aideraient à relâcher et à détendre ses muscles. Ce qui lui donnerait ensuite la possibilité d’utiliser ses jambes et se déplacer sans aucune aide. Mais les moyens manquent à la famille Seesaha pour permettre à leur fille Sharsanaz de poursuivre son traitement.
À 19 ans, Sharsanaz Seesaha a toujours été dépendante des membres de sa famille. Elle se déplaçait à quatre pattes. Elle est née à six mois et demi de grossesse et son développement a été plus lent qu’un enfant normal. Des médecins avaient affirmé à ses parents que ce retard serait vite rattrapé au fur et à mesure que leur fille grandirait. Mais tel ne fut pas le cas. En grandissant, Sharsanaz ne pouvait toujours pas s’asseoir. Après plusieurs examens, la nouvelle est tombée : elle souffre d’infirmité motrice cérébrale et ne peut ni se tenir debout ni marcher.
“À maintes reprises, notre fille nous a exprimé son souhait de pouvoir marcher”, dit Shahine Seesaha. Les examens médicaux effectués par un médecin du privé l’année dernière leur ont donné l’espoir que le rêve de leur fille pourra être réalisé. Pour cela, il lui fallait se faire opérer. Sharsanaz devait subir quatre interventions chirurgicales. Mais elle en a subi six : deux au niveau de l’arrière des genoux, deux aux tendons et deux autres au niveau intérieur des jambes.