Les 12, 13 et 14 novembre, c’est sous la varangue de la maison créole d’Eurêka que quatre comédiens mauriciens nous feront découvrir l’histoire des familles Le Dantec et Kapoor. Deux cultures différentes confrontées à de mystérieux secrets pesant sur le patrimoine historique des deux familles depuis trois générations. Un récit bouleversant qui porte l’empreinte du Français Christophe Botti, l’auteur et metteur en scène de la pièce. Les personnages de 1936 et ceux de 2010 sont campés par Vinaya Burrel-Sungkur, Benjamin Gilot, David Furlong et Bertrand d’Unienville.
Christophe Botti se tient sous la varangue de la maison créole. Manuscrit en main, face à ses comédiens, il prononce à voix haute le mot “raciste”, extrait de sa pièce, Sous la varangue. Dans ce cadre magnifique d’Eurêka, ce terme a une résonance particulière. Probablement pas la même que lors des premières lectures faites au Musée des Confluences à Lyon, au Vingtième Théâtre à Paris et à la mairie de Villeneuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine, qui soutiennent le projet.
À Maurice, ce mot est chargé d’émotion pour l’écrivain et metteur en scène de Sous la varangue. Christophe Botti veut transmettre ce sentiment aux Mauriciens. Aussi bien aux familles blanches et créoles, ainsi que celles qui descendent des engagés indiens. Christophe Botti l’affirme, sans détour : “Cette histoire rappellera des souvenirs.”
Grâce à la recherche minutieuse de l’auteur, chaque détail de sa pièce fait partie intégrante du paysage mauricien. “Il a complètement cerné le vécu et l’histoire de certaines familles mauriciennes”, soulignent ses comédiens.