À la School of Performing Arts (SPA) du Mahatma Gandhi Institute (MGI) à Moka, les disciplines artistiques s’adressent avant tout à des passionnés. De la danse indienne (bharata natyam, kathak, kuchipudi), aux instruments musicaux (sitar, tabla, mridangam, violon), en passant par le chant (hindoustani et carnatique), l’école forme ses étudiants au Children’s course jusqu’au Post Graduate et aux Certificate et Advanced Certificate course. Pendant trois jours, soit du 25 au 27 juillet, la SPA, créée en 1964 pour la promotion de la musique classique à Maurice, a ouvert ses portes au public afin de lui faire découvrir les diverses formes d’expressions artistiques qui y sont proposées. Les visiteurs ont pu ainsi découvrir les neuf disciplines afin de les aider à faire leur propre choix. L’occasion aussi d’informer le public que parmi les cours jusque-là dispensés à temps partiel, certains seront aussi proposés à temps plein dès cette année et que  de nouvelle formations artistiques y seront intégrées cette comme la music therapy, le dholak, le bajan et le veena.
Il existe en Inde une infinité de danses différentes. A Maurice, certaines d’entre elles, dont la danse classique ou bollywood, ponctuent et accompagnent les fêtes culturelles. Ce mardi-là, dans la classe de Kuchipudi de la School of Performing Arts (SPA), des jeunes filles et jeunes hommes en tenues décontractées tapent le sol de leurs pieds nus, suivant les rythmes et mouvements de la prof indienne, Mme Uppamah. Face à cette dame qui détient une maîtrise en danse classique, les jeunes novices reproduisent ses gestes. Les mains jointes, ils suivent le rythme de leurs pieds. Comme le bharata natyam, cette danse s’apprend dès le plus jeune âge.
Les gestes très gracieux du bharata Natyam, danse traditionnelle du sud se combinent à des mouvements très énergétiques, synchronisant parfaitement expressions faciales et mouvements des mains.
À l’origine religieuse, le kathak est une danse rythmée et narrative, et est toujours accompagnée de musiciens, principalement des percussionnistes (tabla, pakhawaj) mais aussi par des instruments plus mélodieux (sitar, harmonium…), et d’un chanteur qui narre une histoire. À l’inverse du bharata natyam, le kathak met davantage l’accent sur les mouvements des pieds, alternant pirouettes et poses dites « statuesques ».
Dans le couloir, des ados et enfants se pressent pour s’initier aux autres cours. Celui du chant carnatique dispensé par M. Narsiah. Tandis qu’un autre groupe a déjà pris place dans la classe de tabla. Ils sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à ces arts nés en Inde. « Cette année, nous accueillons environ 600 nouveaux étudiants », dit le Dr Premilla Manohur Hungsraz, Head of School of Performing Arts et Vocal Senior Lecturer.
La journée portes ouvertes a été proposée et coordonnée par Amrita Seebaluck-Makoonlall, Senior Lecturer en sitar à la School of Performing Arts du MGI. L’objectif est de faire découvrir aux visiteurs les cours artistiques que propose l’institut. « Ces journées permettent aux élèves de faire leur propre choix après s’être initiés aux différents cours proposés par l’institut » nous informe Amrita Seebaluck-Makoonlall.