Une centaine d’organisations non gouvernementales (ONG) oeuvrant pour des enfants et femmes en détresse ont participé à un séminaire sur l’écriture de projets pour bénéficier des fonds mis à leur disposition. À l’ouverture ce séminaire ce matin au Vaghjee Hall, à Port-Louis, la ministre de l’Égalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Aurore Perraud, a rappelé que Rs 34 millions sont prévues à cet effet sous le Special Collaborative Program (SCP) pour l’année financière 2015-2016.
Si souvent des ONG ont des idées intéressantes pour divers projets, le département concerné ne peut débourser l’argent si le projet soumis est mal ficelé. C’est pour remédier à cette lacune que le ministère a organisé cet atelier de travail animé par Soobiraj Reedoye, coordonnateur du SCP. Aurore Perraud a déclaré qu’il est « important que les ONG répondent aux critères d’éligibilité pour bénéficier de ce soutien financier ». Toute allocation ne peut dépasser Rs 2 millions par projet et l’ONG doit contribuer au minimum 10 % de la somme, selon un document de ce ministère. Ces projets en question doivent être en soutien aux enfants victimes d’abus, de violence et de négligence ; pour le bien-être des femmes et des enfants en détresse ; présenter des mesures pour éliminer toutes formes de violences à l’égard des enfants et des femmes, incluant des violences de genres ; soutenir les enfants porteurs d’un handicap ; soutenir et faciliter l’intégration des femmes qui ont fait de la prison et de leurs enfants en société. Les critères d’éligibilité sont d’oeuvrer déjà auprès d’enfants et de femmes en détresse, être enregistré auprès du Registrar of Association, présenter une preuve de fonctionnement d’au moins un an dans le secteur et avoir une bonne gestion financière et des pratiques de bonne gouvernance.
Les spécificités des projets doivent être présentées dans les moindres détails. « Ce fonds provient de l’argent des contribuables. Il faut qu’il soit dépensé en toute transparence et que le ministère puisse être en mesure de rendre des comptes », a fait ressortir Aurore Perraud. Plusieurs millions de roupies ont été dépensées depuis l’instauration de ce fonds en 2009. « Beaucoup d’enfants sont victimes d’abus divers. J’espère que cet atelier sera bénéfique aux ONG afin que l’on voie plus d’enfants heureux dans la société avec un sourire sur leur visage », a-t-elle déclaré, avant d’inviter la population à soutenir le gouvernement pour arriver à bout de la violence envers les enfants. « Le gouvernement seul ne peut le faire. Si enn zanfan maltrete, zot bizin santi zot konserne. Pa kapav dir zis zafer minister sa ».