La nouvelle ministre de l’Égalité des Genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être familial a clairement fait comprendre que seul compte l’obligation de résultats. Mireille Martin intervenait hier à son bureau lors d’une cérémonie de remise de chèques à trois ONG dans le cadre du Special Collaborative Programme for Support to Women and Children in Distress.
« Pour mon ministère et le gouvernement, ce qui compte vraiment ce sont les résultats », a lancé Mireille Martin aux représentants des trois organisations non gouvernementales bénéficiaires – la Jeune Chambre Économique de Curepipe, la Society for the Welfare of the Deaf et l’Action Familiale – et les officiers de l’Égalité des Genres. « Il est primordial que l’argent que nous décaissons serve effectivement à sortir les enfants et les femmes de leurs conditions de vie difficiles. Ce n’est non seulement une responsabilité pour le gouvernement et mon ministère, mais c’est aussi notre priorité et notre devoir. »
La ministre a expliqué que le but du Special Collaborative Programme for Support to Women and Children in Distress (voir encadré) est de soutenir les femmes et enfants en détresse pour améliorer leur qualité de vie et leur assurer une meilleure intégration dans le développement. « Les trois chèques que je remets aujourd’hui (NdlR : hier) totalisent la somme de quelque Rs 2 250 000 et ne représentent qu’un premier versement de l’aide totale consentie aux trois associations. La deuxième tranche leur sera versée dans six mois après une évaluation de leurs projets en cours », a expliqué Mireille Martin. Dans un souci d’efficacité, a-t-elle poursuivi, son ministère suivra les projets pas à pas afin que sa collaboration et son implication soient totale.
Mireille Martin a ensuite parlé des projets des trois ONG bénéficiaires. La Jeune Chambre Économique de Curepipe a reçu hier un chèque de Rs 1 million pour « Men Against Violence ». Ce projet oeuvre pour une meilleure sensibilisation contre la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles. « La somme totale allouée à cette association pour ce projet se chiffre à Rs 2 millions », a précisé la ministre.
L’argent sera utilisé pour une campagne ciblée à travers des billboards, la presse (écrite/parlée), la télévision et des sites internet. La formation occupe aussi une place importante dans le projet « Men Against Violence », qui durera 12 mois et touchera principalement les jeunes et les adultes.
La Society for the Welfare of the Deaf, pour sa part, a obtenu un chèque de Rs 498 300 pour son projet sur la réhabilitation des enfants et adolescents présentant une déficience auditive à travers l’occupational therapy et une formation vocationnelle. « Cette ONG pourra ainsi embaucher un enseignant en informatique pour son programme de Computer Literacy et Graphic Design. Il est aussi question de favoriser des activités à but lucratif pour les malentendants. Quelque 75 enfants/adolescents sont ciblés », a élaboré Mireille Martin.
C’est un chèque de Rs 750 000 qui a été remis à l’Action Familiale pour son projet de prévention de la violence domestique dans les familles vulnérables. « Le but est d’initier davantage les parents au programme d’empowerment pour qu’ils puissent sortir de leurs conditions de pauvreté et prévenir l’éclatement de la cellule familiale. Environ 2 200 familles sont ciblées à travers ce programme », a indiqué la ministre.
Mireille Martin a par ailleurs félicité les représentants des trois ONG pour l’élaboration et la concrétisation de leurs projets, qui aident à combattre ce fléau qu’est la violence à l’égard des femmes et des enfants. « J’estime qu’il est très important que la société civile vienne de l’avant et soutienne le gouvernement et mon ministère en présentant des projets valables. Nous avons besoin de vous autant que vous avez besoin de nous. Vous êtes nos partenaires privilégiés… »
La ministre a ainsi invité d’autres ONG à soumettre des projets dans le cadre du Special Collaborative Programme for Support to Women and Children in Distress car « il reste encore de l’argent à distribuer jusqu’à la fin de l’année ».