Le spectacle de la cérémonie d’ouverture a été à l’image des Jeux : cosmopolite, sans temps morts et très recherché. Un spectacle qui aura retracé l’histoire des Seychelles à travers ses légendes d’un autre temps. Une idée née, semble-t-il, d’un amalgame de sons et de lumières autour des îles et de ces petites choses bien inhérentes autour du thème Nou zil, Nou zwe
À l’heure du défilé, ce sont les Comores qui ont ouvert la marche devant Madagascar et les Maldives. Maurice arrivait en quatrième position, suivie de Mayotte, de La Réunion et des Seychelles. Ces derniers, devant leur public, avaient carrément mis le feu au stade. Dans les rangs, l’ambiance est à la fête, certains n’hésitant pas à danser.
Doit-on parler de la flamme des Jeux ? Au moment où la médaillée d’or à l’heptathlon des Jeux de 1993, Linda Jeanne, a allumé la vasque, c’est tout un stade qui se laissait aller dans la vague populaire. D’ailleurs, athlètes et dirigeants, réunis sur le tartan du Stad Linité, reconnaissent la force de l’événement.
Hedson Mathieu, le cycliste aux deux médailles d’or (2003 et 2007) était particulièrement satisfait de ce qu’il a vu. « Cela montre que nous avons des possibilités à exploiter. Tout le Club Seychelles le ressent », avoue-t-il. 
Même son de cloche chez les Réunionnais Stéphane Lucilly (cyclisme) et Mathieu Gourdon, kiné du Club R. L’un en est déjà à ses quatrièmes Jeux, alors que l’autre est en phase de découverte. « Pour moi, c’est un peu une habitude. Mes premiers Jeux, c’était chez moi. Ce n’est pas forcément pareil. Mais c’est un plaisir qu’il ne faut pas occulter », soutient Stéphane Lucilly. Mathieu Gourdon, lui, est fasciné. « L’accueil des Seychellois s’est ressenti. Maintenant, on attend que les sportifs entrent en scène. »
Du côté du Club Maurice, c’est une belle ambiance qui règne. Le volleyeur Bruno Anne, la leveuse de fonte Emmanuelle Maigre et le judoka Mike Rigobert avancent que l’ambiance était à la fête. « On est impatients d’entrer en compétition. Après une telle cérémonie, c’est normal que les choses s’enchaînent », reprennent-ils en choeur.
Le spectacle lui-même a été conforme aux attentes. Le moment le plus marquant aura sans doute été celui où le géant se fait rejeter par les autres habitants de l’île. Il clame alors qu’il est lui aussi un « zanfan sa later la », tout en se faisant lapider.
Les Seychelles ont aussi leurs vedettes. Les chanteurs Iron Kid, Chico, Daniella du groupe Dezil et Christiana ont enflammé le Stad Linité avec une composition originale. Le Carnaval de l’océan Indien a démontré une chose : l’hospitalité des Seychellois. 
En attendant que les JIOI dans leur globalité soient une réussite, les organisateurs ont déjà réussi un premier pari : celui d’allumer la flamme dans le coeur des peuples de l’océan Indien.