Les caméras fixes sont programmées à effectuer des « self tests » au bout d’une heure d’inactivité, assurant ainsi qu’elles sont en bon état. Cependant, des automobilistes, flashés de manière aléatoire et n’ayant pas commis d’excès de vitesse, sont mécontents, même si aucune « notice » ne leur sera servie dans ce cas. Pour sa part, l’acting director de la Traffic Management and Road Safety Unit, Dev Nathoo, informe de la suppression prochaine des « self tests ».
Ces déclenchements impromptus, surviennent toutes les heures si aucune voiture ne commet d’excès de vitesse. Les « self tests » s’avèrent un moyen de s’assurer que l’absence de photos prises n’est pas due à une défaillance de la caméra. Toutefois, dans ce cas précis, les « self tests » ne sont d’aucune conséquence pour le conducteur.
Aucune photographic enforcement penalty notice ne sera envoyée. Il n’y aura donc aucune amende à payer ni de points de pénalité au permis. Le « self test » est considéré comme une erreur, et est compilé en tant que tel par le système.
Néanmoins, suite à la grogne des conducteurs, la Traffic Management and Road Safety Unit compte arrêter les « self tests ». Selon son acting director, l’ingénieur du ministère des Infrastructures publiques, Dev Nathoo : « Cette décision a été prise ce matin. Il faudra revoir la grille de programmation des caméras auprès du fabriquant. Je ne peux vous dire quand exactement sera-t-on en mesure d’arrêter les self tests. » Sans les self tests, les autorités devront s’y prendre autrement en vue de vérifier le bon fonctionnement des caméras. « Par exemple, si on ne relève pas d’activité après deux heures, une unité d’ingénieurs se déplacera pour effectuer un constat », explique M. Nathoo.
Autre constat des automobilistes : les flashes opèrent dans les deux sens, créant ainsi une certaine confusion. Par exemple, un conducteur ne dépassant pas la limite de vitesse établie et roulant en direction de l’est, peut percevoir le flash déclenché dans une direction ouest.
Autre « flou » déploré par les  automobilistes dans le sillage du permis à points : « Que se passe-t-il si ce n’est pas moi qui suis le conducteur ? » Du côté de la police, l’on se veut rassurant. Le permis à points ne vient pas changé les procédures habituelles. « La notice est envoyée à l’adresse du propriétaire du véhicule. Il dispose alors de 14 jours pour informer le Commissaire de Police que ce n’était pas lui qui conduisait au moment des faits, et de là, la photographic enforcement penalty notice sera renvoyée à l’adresse de l’autre contrevenant. Les procédures n’ont pas changé. »
Par ailleurs, selon la photographic enforcement unit, à ce matin, ils sont une cinquantaine d’automobilistes à s’être faits flasher. « Il faudra attendre que ProGuard termine l’extraction des données pour confirmer ce chiffre, en fin d’après-midi. »