Les 20 nouvelles Speed Cameras — mises hors service le week-end dernier — ont été placées en mode live trial dès 12 h 30 aujourd’hui, après que des exercices de fine-tuning ont été effectués sur ces appareils par les techniciens du fournisseur sud-africain, Truvelo Ltd. À la suite de leur entrée en opération le 10 mai dernier, des problèmes ont été détectés sur ces radars, contraignant le ministère des Infrastructures publiques à stopper temporairement leur fonctionnement. Pour le moment, les autorités n’ont pas fixé de date pour leur remise en opération.
Des soucis techniques ont conduit les autorités à mettre hors service ces radars, au nombre de 20, installés dans plusieurs blacks spots à travers l’île. Certains automobilistes, ayant appris que les radars ne fonctionnaient pas durant le week-end, se sont même amusés à appuyer sur le champignon faisant fi des limitations de vitesses imposées dans ces endroits.
Les hauts cadres du ministère des Infrastructures publiques, de la Force policière et du Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU) ont réuni la presse hier en vue d’éclairer sur le fonctionnement de ces caméras, en présence de Truvelo Ltd, le fournisseur. Les responsables et techniciens de cette firme sud-africaine sont à Maurice depuis une semaine afin de remédier aux soucis techniques rencontrés par ces équipements. Selon Ralf Gebert, CEO de Truvelo Ltd, pour un bon fonctionnelent de ces radars, il faut entrer des caractéristiques propres à chaque pays. Pour Maurice, ce réglage n’avait pas encore été réalisé. Il a donné la garantie que tous les radars, fonctionnent désormais à 100 %. Il a également précisé que Proguard Ltd est le représentant de Truvelo Ltd à Maurice et tous les exercices de maintenance et de calibrage seront assurés par la compagnie mauricienne, aussitôt leur mission à Maurice terminée. Les caméras ont ainsi été mises en mode live trial depuis aujourd’hui 12 h 30 et dès que les résultats de ces séries de tests seront concluants, elles seront remises en opération, assure le directeur de la TMRSU, Saeed Jeewon. Pour l’heure, aucune date officielle n’a été arrêtée, toutefois, les autorités assurent que la population en sera informée.
485 cas validés
Depuis l’introduction sur le réseau routier de ces 20 Speed Cameras le 10 mai dernier, 485 cas de speeding ont été validés. La procédure est la suivante : en cas de dépassement des limites de vitesse, la photo du véhicule est prise par la Speed Camera — elle peut prendre une première photo à une distance de 50 mètres — et transmise instantanément à travers la technologie sans fil au back office situé à la Photographic Enforcement Unit dans les locaux de la TMRSU à Port-Louis. La photo, cryptée, est sauvegardée sur le serveur du back office. Les données sont ensuite converties en formats lisibles par un logiciel « tamperproof » sur un autre serveur. La photo est ensuite distribuée sur les postes de travail des onze policiers grâce au logiciel « Trafman », géré par ces derniers. Le logiciel identifie les plaques d’immatriculation du véhicule flashé et le compare avec la base de données de la National Transport Authority — transférée quotidiennement à un ordinateur dédié à la Photographic Enforcement Unit, assurée par la Central Information Systems Division — permettant d’obtenir les coordonnées du propriétaire du véhicule. Les autorités donnent la garantie à cet effet que les photos ne peuvent être effacées du système et les données recueillies sont validées par les officiers pour des poursuites. Après validation d’une infraction, le personnel de Proguard Ltd intervient pour des tâches administratives, notamment l’envoi d’une notice à l’adresse du contrevenant avec les détails de l’infraction.
Les autorités reconnaissent par ailleurs que les self-tests effectués depuis la mise en service des Speed Cameras, ont créé une certaine confusion parmi la population, surtout auprès des automobilistes n’ayant nullement dépassé la limite de vitesse autorisée. Désormais, après la remise en service de tous les radars, ces tests seront effectués de nuit. Auparavant, ceux-ci étaient effectués de manière automatique dès que les caméras restent inactives pendant plus d’une heure afin de vérifier si l’appareil est toujours fonctionnel. Toutefois, ces tests ne sont d’aucune conséquence pour le conducteur, assurent les autorités.
Au total, 53 Speeds Cameras seront installées d’ici 2014. La Phase I du projet, déjà complété, comprend l’installation de 20 caméras fixes et 6 Mobile Cameras et dans le cadre de la deuxième phase, 15 caméras seront installées et 15 autres au cours de la troisième phase.