67 étudiants venant de 18 collèges dont 10 filles étaient en compétition, cette semaine, au Collège du Saint Esprit lors du championnat d’échecs inter-collèges 2012. En marge de l’organisation de cette compétition par l’associaion pour la Promotion du jeu d’Echecs parmi la Jeunesse  (PEJ) en collaboration avec la Mauritius Secondary Schools Sports Association (MSSSA), Week-End fait le point sur cette discipline cérébrale réputée pour affiner et aiguiser les capacités intellectuelles de tous ceux qui la pratique.
Pour ses promoteurs, il a, notamment, la réputation d’être un excellent stimulateur de la mémoire, aide à affiner la capacité de déduction et d’analyse, améliore la faculté de concentration et accroît le sens de créativité. Pas étonnant, alors, que  dans au moins une cinquantaine de pays au monde dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Afrique du Sud, le jeu d’échecs fait partie intégrante du curriculum scolaire. Parfois même comme l’une des activités ludiques au niveau préscolaire. D’ailleurs, la Fédération Internationale des Echecs (FIDE) dispose, à cette fin, d’une commission spécialement chargée pour la popularisation des échecs en milieu scolaire.
A Maurice, depuis une dizaine d’années, PEJ, association qui oeuvre pour la promotion du jeu d’échecs parmi la jeunesse s’est, elle aussi, mise de la partie. « Nous voulions combler le vide qui existait en matière de sport cérébral chez les jeunes du cycle secondaire », explique, à cet effet, Ronald Raimbert, secrétaire de l’association. Mise sur pied en septembre 2003, PEJ regroupe des joueurs d’échecs chevronnés dont plusieurs ont, plus d’une fois, représenté le pays à des championnats à l’étranger. Avec l’aide de feu Harold Chan Lam, ancien directeur du London College, un premier championnat inter-collèges est organisé en 2003.