Week-End a attribué, cette année encore, après 2012, son titre de sportif de l’année au tireur Fabrice Bauluck. Une quatrième consécration après celles de 2006 et de 2009. Une consécration encore plus méritée cette année avec ce titre de champion du monde seniors de la catégorie des moins de 54 kg au Brésil. A 25 ans, Fabrice Bauluck devient ainsi le sportif mauricien le plus titré avec deux titres de champion du monde juniors, deux médailles d’argent et une de bronze chez les seniors, sans compter ses diverses consécration à la Coupe du monde et aux Championnats d’Afrique.
Cette année, Fabrice Bauluck n’a pas été le seul à avoir brillé à ce niveau de la compétition. Il y a également eu James Agathe, qui a décroché le titre de champion du monde chez les moins de 81 kg, la veille de la victoire de Fabrice Bauluck. Certains diront que les deux tireurs auraient dû finir sur la même ligne. D’autres  évoqueront eux un choix cornélien pour départager les deux. Il n’empêche qu’à notre niveau, nous dirons tous simplement que le choix de Week-End de désigner Fabrice Bauluck comme lauréat 2013 ne souffre d’aucune contestation, cela pour plusieurs raisons. Un choix mûrement réfléchi et qui, nous sommes convaincus, fera l’unanimité dans la communauté des athlètes.
Fabrice Bauluck est lui resté fidèle à la Fédération mauricienne de Kick-Boxing et des Disciplines Assimilées (FMKBDA) et au kick-boxing. Contrairement à James Agathe qui avait lui décidé de découvrir de nouvelles horizons et se fixer de nouveaux challenges en  optant pour la boxe anglaise. Au delà de cette fidélité sans faille – que nous récompensons – Week-End a tenu à saluer la patience du sportif. Car après ses deux titres de champion du monde juniors, Fabrice Bauluck a travaillé pendant sept ans pour arriver à ce résultat. Sans compter les nombreuses heures d’entraînement – comptez une moyenne de 30 heures en pleine période de  préparation.
Après trois échecs, Fabrice Bauluck a vaincu. Sans compter qu’il a fait preuve de détermination pour surmonter la difficile année 2010 qui aurait pu le forcer à mettre prématurément un terme à sa carrière. Cela en raison d’une blessure à l’oeil gauche qui l’a tenu éloigner du ring pendant plusieurs mois. Fabrice Bauluck, c’est également la consistance, car pendant les neuf dernières années où il a côtoyé le haut niveau, il a été tout le temps exemplaire, tant au niveau des performances qu’au niveau de sa personnalité. Sportif rigoureux et surtout très discipliné – sur le ring comme dans la vie – il a su gagner le respect de tous ses pairs. C’est donc en toute logique que ce natif de Beau-Vallon, Mahébourg, est cette année encore le Champion de Week-End.
Derrière Fabrice Bauluck, on retrouve un autre tireur, James Agathe. Ce dernier a eu le mérite d’avoir ouvert la voie à Fabrice Bauluck en s’imposant 24 heures plus tôt, diminuant ainsi la pression sur les épaules de notre champion 2013. Après une absence de deux années du giron du kick-boxing, James Agathe est revenu plus fort que jamais pour devenir le premier Mauricien champion du monde de kick-boxing. Pourtant, les choses n’ont pas été faciles pour ce colosse de moins de 81 kg.
Face à une pénurie de sparring partners, James Agathe n’a également pas eu l’occasion de boxer en compétition avant de mettre le cap sur São Paulo. Il a pu uniquement bénéficier du soutien de deux tireurs anglais en vacances à Maurice lors de sa préparation finale. Malgré cela, James Agathe a prouvé qu’il avait la force morale de contourner le destin et de décrocher cette médaille tant convoitée. D’autant que l’entraîneur national, Judex Jeannot, disait que ces Mondiaux brésiliens avaient été les plus difficiles que les précédentes, tant le niveau était très élevé.
En trois, cette année, on retrouve l’haltérophile Shalinee Valaydon. A 27 ans, cette dernière a, à travers ses performances, redonné vie à l’haltérophilie féminine. En effet, Shalinee Valaydon a brillé de mille feux, cette année. Elle est même devenue la première haltérophile mauricienne à décrocher le titre de championne d’Afrique, récemment au Maroc, chez les 75 kg. Shalinee Valaydon a également eu le mérite d’avoir forcé sa voie, afin de pouvoir bénéficier d’une stage de perfectionnement à l’INSEP, en France.
De là, elle a réalisé un véritable tour de force en terminant à la première place de sa catégorie lors des championnats de France Élite. Lors d’un échange international, en France toujours, la Mauricienne trouva même moyen d’améliorer ses performances personnelles et d’établir un  record national de la catégorie (93 kg à l’arrachée, 112 kg à l’épaulé-jetée et 205 kg au total olympique). Même si aux Championnats du Commonwealth en Malaisie, Shalinee Valaydon n’a terminé que neuvième, cela n’enlève en rien ses très bonnes performances 2013. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa troisième place dans ce classement de Week-End est amplement méritée.
Derrière le trio de tête, Week-End a placé un autre…tireur. Pouvait-il en être autrement lorsqu’on sait que les tireurs sont rentrés du Brésil avec deux médailles d’or et deux d’argent. La quatrième place est donc revenue au Rodriguais Facson Perrine. Avant de s’attarder sur ses résultats, il faut d’abord souligner que ce dernier a retrouvé sa flamme, son enthousiasme et surtout sa détermination, qui lui avaient permis de réaliser une belle saison 2011 avec des titres aux Championnats d’Afrique et à la Coupe du monde. Mais ensuite, Facson Perrine avait connu une baisse inquiétante. Il était même question, cette année, qu’il ne fasse plus partie de la sélection nationale. mais en bon sportif, il a réagi positivement avec cette médaille d’argent aux Mondiaux, mais aussi une ceinture intercontinentale, sans oublier sa médaille d’argent à la Coupe du monde.
Burtlan Simisse, quatrième au classement, s’est aussi distingué de fort belle manière avec cette médaille d’argent à ces Mondiaux de kick-boxing. Celui qui représente, avec Facson Perrine -tous deux sont âgés de 21 ans -, l’avenir même de cette discipline, aura été exemplaire. Cela pour avoir su justifier la confiance de l’entraîneur national, qui n’a pas raté une seule occasion de vanter les qualités de ce jeune tireur. Burtlan Simisse n’a donc pas déçu et qui plus est, il avait décroché l’or à la Coupe du monde, là où Facson Perrine et James Agathe avaient échoué.
A regarder le classement 2013, on constate que l’année a été largement dominée par le kick-boxing avec ces performances enregistrées à São Paulo. Hormis les tireurs, on retrouve trois athlètes de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA), qui ont énormément contribué pour que Maurice termine à la 28e place lors des Jeux de la Francophonie de septembre dernier à Nice, France. Jonathan Permal (200m), Jessika Rosun (javelot) et Guillaume Thierry (décathlon) ont tous décroché le bronze. Le jeune Permal, qui termine sixième, a même fait mieux cette année avec deux médailles de bronze (200m et relais 4x100m) et une de bronze ????????(100m) lors des Championnats d’Afrique juniors organisés, à Maurice en août dernier.
Chapeau aussi au jeune Lambert Leclézio qui termine 8e dans notre classement grâce à une belle médaille d’argent obtenue au concours international de voltige juniors tenu en Écosse. Régulier dans ses performances, Lambert Leclézio se retrouve logiquement parmi les dix premiers. La surprise de cette fin d’année est certainement venue de la part du jeune haltérophile Yvan Pierrot, médaillé d’or lors des récents Championnats du Commonwealth catégorie Youth en Malaise et également argent chez les juniors. Une performance qui nous espérons en appellera d’autres pour ce jeune athlète.
Nos lecteurs auront certainement remarqué que cette année, aucun boxeur ne figure dans ce classement. Habitués à bien figurer dans cette édition spéciale, les boxeurs n’ont tout simplement pas été à la hauteur. Une mauvaise performance qui découle surtout de l’incapacité de l’équipe de l’Association mauricienne de Boxe, présidée par Pascal Telvar, d’offrir l’environnement propice à la progression.
A notre niveau, la rédaction sportive de Week-End tient à féliciter tous ceux qui auront brillé à leurs manières dans leurs disciplines respectives. A ceux qui sont passés à côté, nous leur dirons tout simplement de faire leur mea-culpa et de se remettre en question, afin d’aborder la nouvelle année avec un tout autre état d’esprit. En attendant, nous disons joyeux noël à tous les sportifs, tout en leur souhaitant le meilleur pour 2014, l’année tremplin avant les 10es Jeux des Îles de l’océan Indien de 2015 à La Réunion.