Le Head of Institutional Relations and Governance and NOC Relations Department du Comité International Olympique (CIO) a été on ne peut plus clair dans un note électronique qu’il a envoyée au président du Comité Olympique Mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon. « Nous espérons vivement que chacun comprendra la nécessité de travailler ensemble en amont, de manière concertée et en bonne intelligence entre tous les acteurs concernés, sans créer de conflits inutiles», souligne d’emblée Jérôme Poivey. Celui-ci n’est autre que celui qui a aidé le COM dans la rédaction de ses nouveaux statuts et Mustapha Beraff à gérer le confit entre le COM et la fédération de tennis en novembre 2010.
Ce courrier de Jérôme Poivey fait suite à une lettre signée PHTV que le COM a envoyé au ministre de la Jeunesse et des Sports avec copie à Jérôme Poivey, Lassana Palenfo (président de l’ACNOA), Mustapha Berraf et Pere Miro (directeur de la Solidarité Olympique). Dans ce courrier qui peut être considéré comme une missive à l’égard du ministre, le COM est venu avec sa demande pour disposer d’une copie des amendements du Sports Act — qui à notre avis découle d’une logique et aussi nécessaire pour éviter une perdre de temps dans des discussions inutiles après la présentation des amendements — et déplore aussi le fait que cette demande n’a pas trouvé de réponse positive. Le COM est venu aussi de l’avant avec le risque de «incompatibility of the rules of National Federations with the Sports Act itself».
Si le MJS, apprenons-nous, n’a pas encore répondu à ce courrier, par contre, cette lettre est mentionnée par Jérôme Poivey dans son courrier électronique et Le Head of Institutional Relations and Governance and NOC Relations Department du CIO fait la nuance. «Le CIO n’a pas le pouvoir d’approuver formellement une loi nationale qui relève de la compétence exclusive des Etats souverains et nous respecterions cette souveraineté étatique au plus au point», écrit Jérôme Poivey au président du COM.
Jérôme Poivey avance que le CIO est disposé à travailler de concert avec le COM et le autorités concernées «afin de vous aider à faire en sorte que la législation sportive nationale soit compatible avec les principes de base et les règles du mouvement olympique et que le CNO et les fédérations sportives nationales puissent fonctionner non seulement dans le respect des lois nationales, mais aussi dans le respect des principes et des règles des organisations sportives internationales auxquelles elle sont affiliées», précise Jérôme Poivey.
Ce dernier précise que le CIO est la disposition du COM pour un avis pédagogique et constructif sur la législation nationale.