Ce jeudi 10 octobre 2013 marque la fin du délai de six mois accordé au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) par le Comité international olympique (CIO) pour la révision et la finalisation, selon la feuille de route soumise le 10 avril 2013, du texte de loi du sport mauricien et la tenue de l’assemblée générale élective du Comité olympique mauricien (COM) aussitôt la nouvelle loi en vigueur.
Il nous revient que le MJS a fait parvenir récemment une lettre au CIO réclamant une extension du délai jusqu’au 31 décembre 2013. C’est ce que nous a déclaré ce matin le ministre Devanand Ritoo « Pas plus tard que samedi dernier (5 octobre), mon PS, Dev Phokeer, a parlé longuement à Jérôme Poivey (Head of Institutional Relations and Governance NOC Relations Department du CIO), responsable du dossier au CIO pour lui demander une extension du délai jusqu’au 31 décembre et nous avons eu son aval. Il n’y a pas de problème. Nous avons ensuite avisé le président du COM, Philippe Hao Thyn Voon, de cette décision », a-t-il précisé.
La demande d’extension du délai s’explique par le fait que l’Assemblée nationale ne reprendra qu’à partir du 22 octobre, soit douze jours après l’expiration de l’ultimatum et du délai de six mois. « Nous n’avons donc pas encore en main le nouveau texte de loi pour le faire approuver. Et là encore, il faudra attendre que d’autres étapes soient franchies avant qu’il ne le soit par une ultime décision du PM », a-t-il expliqué. Les nouveaux amendements qui ont été apportés à la loi cadre devront être d’abord présentés à l’Assemblée nationale, puis débattus et votés.
Le nouveau Sport Bill devra aussi et surtout cadrer avec les recommandations émises par le CIO pour être en conformité avec la Charte Olympique. Mais le ministre avoue n’être plus inquiet par la menace de suspension brandie par le CIO quelque temps de cela dans le cas du non respect des recommandations. « Je crois qu’il n’y a plus lieu de s’inquiéter du moment que le CIO a décidé d’étendre le délai. Nous allons maintenant débattre sur les amendements pour expliquer pourquoi nous voulons les maintenir. »
Présent actuellement au Congrès de l’Association des comités nationaux olympiques africains (Acnoa) qui se tient à Kigali (Rwanda), Philippe Hao Thyn Voon, 3e vice-président de l’Acnoa et président de la zone 7 d’Afrique, avait relevé dans les amendements certains points qui méritaient d’être revus et corrigés car ils mettaient en péril l’autonomie des fédérations sportives mauriciennes. Il avait d’ailleurs fait part de ses appréhensions au CIO vu qu’il a toujours clamé et défendu l’autonomie des fédérations en tant que président de la plus haute instance sportive du pays. Nous avons tenté, mais en vain, de le contacter au téléphone ce matin pour une déclaration.
Philippe Hao Thyn Voon s’est rendu au Rwanda pour prendre connaissance des nouvelles attributions qui lui sont conférées à l’Acnoa. Le congrès prend fin aujourd’hui après deux jours de débats (8-10 octobre). Il coïncide avec le séminaire des secrétaires généraux des comités olympiques africains auquel participe, Vivian Gungaram, secrétaire général du COM.