Le problème des squatters est toujours omniprésent, malgré une nette régression si l’on se fie aux chiffres du ministère du Logement et des Terres. En grande majorité, les squatters vivent dans des conditions d’extrême pauvreté, sur des terres qui ne leur appartiennent pas, pour éviter de se retrouver à la rue. Mais d’autres profitent du système pour ne pas avoir à se payer des logements, alors qu’ils pourraient le faire.
Les bidonvilles où résident les squatters font peine à voir. À Vallée Pitot, Coteau Raffin, Bambous ou Africa Town, ils sont plusieurs à être entassés dans des petites maisons sans électricité et sans eau courante. S’ils ont choisi de construire leurs habitations de fortune sur les terres de l’État ou sur des terrains privés, c’est souvent pour ne pas dormir dans la rue.
Parmi ces personnes que le sort n’a pas gâté résident pourtant des profiteurs. Qui ne sont pas pauvres mais qui squattent des terres inoccupées, en profitant du fait que l’État est parfois conciliant avec les squatters en permettant qu’ils demeurent sur ces terres en attendant de trouver une solution pour eux.