Sri Lanka's former president and currently appointed Prime Minister Mahinda Rajapakse (C) arrives at the parliament in Colombo on November 29, 2018. - Sri Lanka's parliament voted on November 29 to block any spending by the prime minister's office, further paralysing a government adrift from weeks of conflict as two rivals claim to run the country. (Photo by ISHARA S. KODIKARA / AFP)

La Cour d’appel du Sri Lanka a suspendu lundi les pouvoirs en tant que Premier ministre de Mahinda Rajapakse, estimant que « des dommages irréparables » pouvaient être infligés au pays s’il était autorisé à rester à la tête du gouvernement.

Le Sri Lanka est plongé dans une grave crise politique depuis la nomination controversée de M. Rajapakse le 26 octobre par le président Maithripala Sirisena pour remplacer Ranil Wickremesinghe au poste de Premier ministre.

Le Premier ministre démis, revendiquant la majorité au Parlement, juge son renvoi anticonstitutionnel et s’accroche au pouvoir dans ce pays de 21 millions d’habitants en majorité bouddhistes. Il refuse d’abandonner sa résidence officielle.

M. Sirisena a dissout le Parlement en novembre afin d’organiser des élections anticipées mais la Cour suprême a ensuite annulé cette décision et ordonné l’arrêt des préparatifs électoraux.

La Cour d’appel se prononçait après avoir été saisie la semaine dernière par une majorité de députés arguant que M. Rajapakse restait en poste malgré les deux motions de censure votées par le Parlement.

La décision de la Cour d’appel entame un peu plus la capacité de M. Rajapakse à gouverner alors que le Parlement l’a privé de toute possibilité de dépenser des fonds publics.

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