Dans le sud de l’île, plus précisément à Riambel, Surinam, les gens visitant le cimetière pourraient être attirés par quelques inscriptions sur un monument insolite qui s’y trouve. Ces inscriptions ne peuvent être comprises, interprétées et déchiffrées que par les initiés et l’éclairé.
C’est là que repose la dépouille de notre vénéré Maître, Sri Veervasantha, communément et affectueusement connu dans le voisinage comme “sâdhu”. Cette grande âme a pris naissance le 5 novembre 1913 et nous, Ses disciples, sommes en train de célébrer Son centenaire de naissance.
 Depuis des milliers d’années notre planète terre a été visitée par de grandes âmes qui, chacune selon leur capacité, ont dévoilé le mystère du Divin et ont répandu la lumière dans l’esprit de l’homme.
Notre Gurudev était un maître-bâtisseur qui a apporté Sa pierre au vaste édifice des vérités spirituelles. Il est si remarquable que les fruits de Sa méditation cent ans en arrière peuvent être toujours d’actualité et pertinents à un monde en agitation et une personnalité humaine encore à la recherche de son identité.
 De Rama à Krishna, de Bouddha à Jésus, du Prophète Mohamad au Swami Dayananda et à Ramakrishna, l’humanité a fait d’énormes progrès sur le sentier de la Connaissance. Malgré cela, les nations sont toujours divisées par les dogmes religieux.
Aussi contradictoire que cela puisse paraître, les plus hautes vérités dispensées par les maîtres susmentionnés, au lieu de cimenter les chercheurs, ont malheureusement divisé l’humanité, chaque religion prétendant être le destinataire unique, et le gardien, de la Vérité.
Pourtant, une ultime interrogation venant des chercheurs de tout bord se pose spontanément : la Vérité peut-elle diviser ou doit-elle unifier, ou encore, devrait-elle unir ?
 Revenons à ce monument étrange situé au Cimetière Marin de Souillac. Ceux qui ont osé s’en approcher, par pure curiosité ou par leur propre niveau de compréhension, auraient sans doute remarqué la dernière phrase de l’épitaphe qui se lit ainsi :
« Hommage à vous, Apôtre Incomparable d’Unification. » Cette salutation inspirée par un des aînés parmi les disciples s’est avéré indiscutablement correcte et le plus légitimement attribuée au Maître.
 Où l’enseignement de notre Maître se situe-t-il dans toute la matrice des Saintes Écritures de toutes les nations ?
 Si nous comparons la somme totale de connaissance spirituelle transmise à l’humanité à une pyramide, nous constatons qu’à la base se trouvent les préceptes, les rites et les injonctions de toutes les religions et écoles de pensée comme une fondation pour la compréhension du Divin.
Avec l’ascension de la pyramide, l’esprit humain se hisse à des niveaux de pensée plus hauts et plus subtils pour tenter de sonder CELA que, à défaut d’un meilleur mot, nous appelons Dieu.
 Les enseignements de Sri Veervasantha exposés d’une manière lucide, scientifique et avec autorité représentent le compas de bord pour guider des chercheurs vers le port maritime de leur choix. En fait, chaque chercheur doit à coup sûr trouver sa part dans les enseignements de Gurudev, de même que tous les rayons bougent vers le même centre dans un cercle.
Les philosophes, les gens religieux, les scientifiques et les chercheurs de Vérité sont invités à se concentrer sur les six chapitres de la Partie IV du livre de Gurudev s’intitulant « The Book of knowledge ». Notre Maître a magistralement dévoilé non seulement les mystères non résolus de l’Existence, mais va jusqu’à réconcilier les contradictions apparentes sous-jacentes des différentes vérités qui nous ont été révélées d’en haut depuis la nuit des temps.
 Aussi loin que remonte notre mémoire, le monde a toujours été divisé en deux camps opposés : Dieu est, et Dieu n’est pas, Dieu est manifeste, et Dieu est non-manifeste, Dieu a une forme et Dieu n’a pas de forme. Conséquemment, l’humanité en général a beaucoup souffert par la confusion, la division et les bains de sang qui s’ensuivirent.
 Dix-sept versets au total soutenus par Ses profondes réalisations sont consacrés au fait d’exposer cette grande vérité que Dieu est à la fois manifeste et non-manifeste, forme et sans forme, existence et non-existence et surtout, Dieu est au-delà. Aucune pensée ne peut Le sonder ou Le connaître ; Il demeure à jamais un mystère.
Sri Veervasantha va même plus loin en disséquant le Moi dans Son enseignement révolutionnaire qui révèle Dieu comme un Rien (Néant) Tout-Puissant. La science était, dans un passé pas très lointain, au stade de matière. La physique quantique a dernièrement atteint un autre niveau qui est celui de subatomique par quoi les scientifiques conviennent maintenant que la matière est énergie, de l’énergie coagulée ou solidifiée !
Ici, ça vaut la peine de mentionner que Sri Veervasantha nous a présenté d’une manière exclusive un nouveau concept de Dieu sous une forme personnelle comme les Sept Divinités, représentant Dieu comme Matière, Lumière, Intelligence, Pensée, Parole, Âme et Connaissance.
 Ce qui est remarquable, en avance sur la science, il résume les sept attributs essentiels de Dieu comme un arbre qui n’est autre que l’ÉNERGIE prenant la forme personnelle de Sati, la Mère Divine dans la religion hindoue.
Il mentionne le nom de Naldev, Celui qui doit venir dans le Kali Yuga, dont l’enseignement doit encore être établi par l’autorité divine. Cette révélation est en accord avec la vision de sept lumières qu’il a une fois reçue, en allant au bord de la mer où très souvent en extase, il chantait et dansait.
 La contribution de Sri Veervasantha à l’élévation de la pensée humaine ne peut être mesurée. Ses révélations sur l’Espace ne sont pas moins stupéfiantes, pour ne pas dire, déroutantes. De même que nous avons un corps, l’espace est un corps de Dieu ; pour le citer : “l’espace est le cerveau infini du Moi. Dieu est l’Espace, l’Âme et l’Esprit.”
Le scientifique moderne dans ses recherches sur la matière et l’énergie noire (« dark energy ») serait bien éclairé par les assertions audacieuses de Gurudev sur les aspects de Dieu comme Espace Ténèbre, Espace Lumière et Espace Bleu.
En dernier lieu, Son Hymne au Moi Suprême à la première page de Son livre est un bijou de louange et d’adoration que l’on doit estimer comme un essai digne d’éloges de la part de l’esprit humain pour exprimer l’inexprimable.
 Comme les sages des temps anciens, notre Gurudev a catégoriquement recommandé que seule La Connaissance apporte la libération.
 De même que l’océan absorbe tous les fleuves, les enseignements de Sri Veervasantha recèlent tous les courants spirituels en son sein. IL s’est perfectionné, IL a atteint, IL a légué.
Le verset final de la partie 1V « The Higher Self », sous-mentionné, peut être considéré comme le summum de la réconciliation des Vérités formant le patrimoine de l’humanité et n’est rien d’autre qu’une déclaration glorieuse de l’Unité de La Vérité :
“Dieu est Tout, c’est l’enseignement de Krishna ; Dieu est toi-même ou Le Rien, c’est l’enseignement de Bouddha ; Dieu est la Trinité, c’est l’enseignement du Christ ; Dieu est Un, c’est l’enseignement du Prophète Mohamad ; Dieu est Sans forme, c’est l’enseignement de Dayananda ; Dieu est Sept Divinités personnelles qui règnent sur tout, c’est l’enseignement de Naldev.” (Chp : 6-V. 91)