Le cycliste Gabriel Mayer, sociétaire du BRSC-Isostar, se rendra de nouveau en France pour la deuxième partie de son stage. Il devrait normalement y rester jusqu’au début du Tour de Maurice (11-16 septembre).
Le but de son passage en France est de préparer le Tour de l’île. « C’est un objectif sur la saison. Je veux être prêt pour ça », lance le jeune coureur. Dès son arrivée sur les routes françaises, il aura droit à du lourd. Une course qui s’apparente à Paris-Roubaix, avec ses chemins accidentés et ses secteurs difficiles.
« Ce n’est pas exactement pavé. Mais il y a des petits chemins, des sentiers qui compliquent la course et ajoutent à sa technicité. On peut facilement comparer avec Parix-Roubaix », explique le coureur.
La présence des équipes régionales viendra rehausser le niveau. Ce qui donnera un peu de piment à la course. « À ce stade, toute expérience est bonne à prendre. Il faut engranger le maximum de kilomètres et de confiance avec ce qui m’attend par la suite », soutient-il.
Il enchaînera avec le championnat régional sur route le 1er juillet. Puis, deux semaines plus tard, les championnats de France de VTT. Il sera rejoint par la suite par Hubert Perdrau et Grégory Piat, eux aussi des poulains de Bertrand Carabin. « On préparera le Tour ensemble », fait-il ressortir.
Il semblerait que son premier passage de la saison sur les routes de France lui ait fait le plus grand bien. D’ailleurs, il l’a prouvé en terminant troisième du classement général de la Colin Mayer Classic derrière Yannick Lincoln et le Réunionnais Fabien Gauvin. « Je crois que ça paye maintenant. »
Il ne croit pas si bien dire, puisqu’une semaine après la Colin Mayer Classic, il terminait quatrième du Trophée des Grimpeurs. « Je n’ai pas eu trop d’entraînements. J’ai seulement eu du rythme dans les courses là-bas. »
Puis, quand ses deux coéquipiers poseront leurs valises à leur tour, ils prépareront le Tour de Maurice. « Pour moi, à ce moment, il s’agira d’enchaîner les jours d’entraînement, histoire de simuler un Tour. »
S’il se rend de nouveau en France, c’est parce qu’il a des vues sur le maillot blanc du Tour. « C’est un objectif à court terme. Je me dis que je dois commencer par là », affirme le jeune coureur.
Le bilan qu’il tire de son premier passage en France est donc positif. Il a un peu souffert du froid, mais ne s’en est pas formalisé par la suite. « Au début, c’était difficile. Mais les choses se sont améliorées par la suite. »
Et il a rencontré Nicolas Dubois, sélectionneur de l’équipe France des moins de 23 ans. « J’y ai aussi beaucoup appris. » Maintenant, il s’agit pour Gabriel Mayer d’engranger le maximum de confiance et d’expérience, surtout s’il veut briller sur le Tour de Maurice.