La tenniswoman mauricienne, Emmanuelle de Beer, 427e junior mondiale, s’entraînera durant les six prochains mois à l’Evert Tennis Academy (ETA), en Floride, Etats-Unis. Elle quittera Maurice à la mi-janvier pour intégrer le High Performance Tennis Program, dirigé par John et Chris Evert, celle-ci ancienne icone du tennis mondial féminin comptant de multiples titres de tournois du Grand Chelem et des Masters.
La joueuse, 17 ans, a été acceptée à l’académie, compte tenu de ses performances, nous dit son père Philippe de Beer. Elle a également été retenue au sein de la «Tournament Team » de la prestigieuse académie et à ce titre, sera éligible à se représenter aux différents tournois ITF, USTA et WTA auxquels l’académie est inscrite durant les six mois de  stage.
« Si tout se passe comme prévu, je devrais quitter le pays mi-janvier pour Miami. Je suis très excitée à l’idée d’intégrer une telle académie et de faire ainsi partie de cette équipe. Certes, je suis un peu nerveuse à l’idée de me retrouver seule loin de ma famille pour les prochains six mois. Mais ce qui me ravit le plus, c’est que je vais pouvoir concourir sous les couleurs mauriciennes et j’espère faire honneur à mon pays », a réagi pour sa part Emmanuelle de Beer.
Les démarches ayant abouti à ce stage avaient été enclenchées dépuis quelques mois déjà, confie Philippe de Beer. C’est ainsi qu’après avoir considéré différentes options, c’est l’Evert Tennis Academy (ETA) de Boca Raton, en Floride qui a semblé la plus appropriée, a conclu l’équipe qui entoure la joueuse. « Cela fait quelques mois déjà que l’équipe qui entoure Emmanuelle estime que le moment est venu pour qu’elle passe à une autre étape dans son tennis et qu’il lui faudrait, pour un temps, se retrouver dans un encadrement plus rigoureux, avec d’autres joueurs et joueuses de tennis qui ont la même ambition d’excellence. Nous avons donc pris contact avec l’ETA et nous avons été très heureux d’apprendre que son dossier a été considéré favorablement et qu’elle pourra bénéficier de toutes les facilités dont elle a besoin dans un même lieu; que ce soit l’encadrement tennistique, l’entrainement physique, la compétition sur un plan journalier ainsi que le « mental conditionning ». L’intégration d’Emmanuelle à cette prestigieuse académie est très encourageante pour nous comme pour elle, et les prochains six mois devraient être non seulement très riches en expérience mais aussi déterminants pour sa carrière tennistique», estime son père.  
454e jr ITF en octobre dernier à l’issue d’une tournée effectuée au Brésil, Emmanuelle de Beer y avait disputé une série de quatre tournois. Dans le dernier notamment, elle s’était inclinée en finale de la Bahia Juniors Cup à Costa Verde (grade 5). Elle avait également été demi-finaliste à l’Arthrom Tennis Cup (grade 3) et quarts de finaliste à la Copa Guga Kuerten (grade 4). En 2011, elle avait remporté, à Petit Camp, la première manche suivie d’une place de demi-finaliste dans le double circuit ITF-CAT U 18. L’an dernier, elle avait aussi remporté le U18 GT Bray Classic en Floride (mars) et le U18 IMG Bolletierri Academy Championships (avril) en Floride. Plus jeune, elle avait été en 2010, cinquième africaine au classement U 14.
On précise que l’Evert Tennis Academy est dirigée par John Evert, qui a développé et managé des juniors et des professionnels du tennis mondial durant les derniers 25 ans. Il a supervisé les plans de développement de champions américains tels Jim Courier et Pete Sampras et a managé la carrière de plusieurs joueurs du Top Ten, dont Marie Joe Fernandez, Pam Shiver et Jennifer Capriati. Andy Roddick,  et les Français Sebastien Grosjean et Tatiana Golovin sont parmi les champions issus de l’ETA. Chris Evert est l’autre figure de proue de l’académie ; elle est considérée comme l’une des plus grandes joueuses de l’histoire, ayant remporté 18 titres du Grand Chelem et quatre Masters. Elle est recordwoman en nombres de titres à Roland-Garros avec sept victoires et à l’US Open avec six victoires.
Pour Philippe de Beer, c’est un pari autant pour la joueuse que pour sa famille. « Le budget d’un tel projet est de loin au-dessus de nos moyens.». Il espère que sa fille puisse éventuellement obtenir « une bourse de perfectionnement de l’Etat, bourse qui est allouée à des sportifs de haut niveau pour les formations dans des centres étrangers de réputation internationale.» Il garde aussi l’espoir d’être soutenu par des entreprises mauriciennes, notamment à travers leur programme de CSR. « L’un des objectifs de ces programmes de citoyenneté agréés par l’Etat mauricien consiste justement à promouvoir l’excellence dans le sport et permettre aux sportifs mauriciens de haut niveau de briller dans le monde. », fait-il aussi ressortir.