Les coupures d’eau jugées drastiques dans la région de Beau-Bassin/Rose-Hill ont été à l’origine d’une vive tension hier matin à Stanley. Les habitants de cet arrondissement des villes-soeurs « sont très en colère » du fait qu’un conduit se trouvant sur un terrain en friche, et à partir duquel ils s’approvisionnaient en eau depuis quelques jours, était à sec.
Selon les doléances formulées par les habitants, cela fait bientôt quatre semaines qu’ils subissent des coupures d’eau des plus drastiques et que depuis au moins quatre jours ils attendent en vain un camion-citerne de la Central Water Authority (CWA) pour combler ce manquement. « Sa kamion dilo ki nou fine fer demars pou gagnye-la enkor pe vini mem. Deza pa ti pe gagne dilo mem ici, aster zot finn coupe sa tio la. Normal nou pou amerde avek sa bann difikilté nou pe gagnye la », témoignent avec colère des habitants de Stanley qui se sont mobilisés depuis 9h hier matin pour exprimer leur colère et ras-le-bol devant cette situation persistante.
Les choses ont clairement commencé à dégénérer au moment où un inspecteur de la CWA s’est présenté dans les parages pour des raisons qui lui sont propres. « Nou pe ramass beze, li vinn dir nou pa aster-là ki pou regagyne dilo », avancent les interlocuteurs qui n’ont visiblement pas apprécié le « manque de tact » de cet employé de cet organisme envers eux. Avec les échanges verbaux des plus houleux entre l’inspecteur et les protestataires, la tension était palpable au point que certains habitants, parvenus à garder leur sang-froid, ont sollicité l’intervention de la police régulière de Stanley pour calmer les esprits.
Entre-temps le député mauve de la circonscription N° 19, Deven Nagalingum, s’est déplacé sur les lieux en compagnie d’un des candidats du MMM aux municipales, Mardaymootoo Ramasamy. La tension devait alors commencer à s’apaiser avant que la situation ne retourne à la normale aux alentours de 11 heures. Avec la pression exercée par les habitants, la distribution d’eau était à nouveau disponible à la mi-journée hier. En dépit d’un léger soulagement, les habitants avancent que « nou esperer ki dilo continye coule dimin ek ki li pas zis pou zordi (Ndlr : Hier) ».