Le protégé de la présidente de la République à la State House, le Permanent Secretary, Dass Appadu, a effectué 21 missions en 16 mois avant de bénéficier d’un congé sans soldes pour aller prendre de l’emploi au sein du groupe d’Alvaro Sobrinho. Depuis juin 2015 à octobre de l’année dernière, ce haut fonctionnaire, dont le transfert de la State House à un autre ministère à la fin de l’année dernière, a failli tourner en une affaire d’État, a accompagné Ameenah Gurib-Fakim lors de ses différents séjours à l’étranger et même à Rodrigues en août 2015.
Ces dépenses de Rs 2 millions ont été encourues des fonds publics pour financer le seul déplacement de Dass Appadu. L’on notera que les informations déposées suite à une Parliamentary Question du député du MMM, Rajesh Bhagwan, confirment que lors de chacune de ses missions à l’étranger, la présidente de la République est accompagnée de Bodyguards, des fois même deux par mission.
Mais plus grave encore est le fait que des fonds publics ont été dépensés pour financer les voyages du PS Appadu, aujourd’hui un des Top Guns de Vango Properties Ltd de l’ASA Group, alors qu’il accompagnait Ameenah Gurib-Fakim dans des voyages relevant des affaires de Planet Earth Institute d’Alvaro Sobrinho. Ainsi, une somme de Rs 114 601. 79 a été puisée des fonds publics pour le Per Diem du ‘pigeon-voyageur’ Dass Appadu pour la réunion du board de Planet Earth Institute à Londres du 27 mars au 6 avril 2016. Le coût du billet d’avion avait été encouru par Planet Earth Institute. Puis Rs 96 967.73 pour des allocations lors d’une autre réunion du board de Planet Earth Institute du 5 au 24 septembre, toujours à Londres et finalement Rs 118 650.18 d’allocations pour une autre réunion de Planet Earth Institute consacrée à l’océan aux États-Unis, à Washington, du 14 au 18 septembre 2016.
Des informations déposées sur la table de l’Assemblée nationale sont susceptibles de relancer la polémique de la State House Connection et de la controverse Alvaro Sobrinho, la démission de la présidente de la République réclamée officiellement par l’opposition parlementaire, toutes tendances confondues.