Ravindranath Mandary, un ancien Finance Manager de la State Informatics Ltd (SIL), qui a été licencié par l’organisme d’État, a perdu l’appel qu’il avait interjeté après que la Cour industrielle eut rejeté sa plainte logée contre la mesure disciplinaire. Dans leur jugement qu’ils ont rendu hier, les juges Gérard Angoh et Nirmala Devat ont trouvé que la décision prise par la SIL était justifiée, étant donné qu’il a été établi que l’appelant a commis un acte constituant une faute grave.
Les témoignages entendus devant la Cour industrielle ont révélé que M. Mandary, en sa capacité de Finance Manager, avait accès à des informations confidentielles et sensibles.
Vers janvier 2002, il a été porté à la connaissance du directeur général de la SIL que la Global System Integrators Ltd (GSIL), une nouvelle compagnie opérant dans le secteur de l’informatique, contactait les clients de la SIL. Des recherches effectuées par cette dernière au bureau du Registrar of Companies ont permis de découvrir que les Statutory Returns de la GSIL auraient été compilées par l’appelant. Ce soupçon était dû à son écriture, que l’on a notée sur ces documents. Des copies des documents furent envoyées à la police pour que ses experts en la matière puissent les examiner. Dans un rapport qu’il a rédigé et soumis, le DPS Baramdoyal a confirmé que l’écriture était bien celle de Ravindranath Mundary, qui fut suspendu de ses fonctions le 15 mars 2002.
L’appelant a nié lors du procès être au courant de l’existence d’une compagnie appelée GSIL et que l’écriture notée sur des documents était la sienne. De ce fait, « we are unable to subscribe to the arguments of learned Counsel that the learned Magistrate was wrong, on the evidence adduced before her, to conclude that by making the statutory returns of GSIL the appellant had committed an act of gross misconduct which amounted to a faute grave. We are of the considered view that by acting as he did, the appellant had committed a breach of trust which justified his dismissal », observent les juges. Ils rejettent, par conséquent, les points d’appel mis en avant par l’appelant.
Me Feroza Maudarbocus-Moolna, Chief State Attorney et Me Booby Madhub, Deputy Solicitor General ont défendu les intérêts de la SIL.