Statistics Mauritius a rendu publics mercredi les chiffres compilés pour l’année 2011 concernant la criminalité, la justice et la sécurité à Maurice et Rodrigues. Il en ressort que le taux global de criminalité (excluant les contraventions) était de 34,8 pour 1 000 personnes, soit en baisse comparé à 2010 (36,5). Les crimes sexuels graves ont connu une hausse conséquente.
Les chiffres provenant de sources policières indiquent, en se fondant sur les “reported offences” (excluant contraventions), que le taux de criminalité enregistré a connu une baisse graduelle de 2008 à 2011 (de 54 000 à 44 800), en raison principalement d’une diminution dans le nombre de cas de vol rapportés (de 20 100 à 11 760). Pour les années 2010 et 2011, les cas rapportés sont passés, pour les vols, de 14 220 à 11 760, les homicides intentionnels de 51 à 45, les délits liés à la drogue de 3 950 à 3 720, les agressions mineures de 14 040 à 13 920.
En revanche, les délits liés à l’informatique et les agressions sexuelles graves, dont le viol et la sodomie, ont augmenté. La police compte parmi les “reported offences” 58 cas de viol et 55 de sodomie. « A higher proportion of victims of sexual assaults were young female students », souligne le rapport. Sur 408 victimes, 86 % étaient des femmes, 59 % avaient moins de 16 ans et 55 % des étudiantes.
S’agissant des meurtres, il y a eu 108 homicides, dont 45 commis de manière intentionnelle, 15 étaient des tentatives d’homicide intentionnelles et 48 des homicides sans intention de tuer. Parmi sont recensés les accidents de la route fatals. Les contraventions routières ont aussi connu une hausse, passant de 163 480 à 195 960, des excès de vitesse dans la majorité des cas (voir plus loin). Selon le ministère des Infrastructures publiques, le nombre de véhicule sur nos routes a atteint la barre des 400 000 en 2011 contre 384 000 en 2010.
Sur les 320 100 cas généraux enregistrés par la police en 2011, quelque 66 700 étaient des “non-offence cases”, dont 91 suicides aboutis et 475 tentatives de suicide. D’une manière générale, en 2011, environ 25 400 délits ayant fait l’objet d’enquêtes policières n’ont pas connu de suites judiciaires pour cause de manque de preuves (53 %) ; le coupable n’a pu être retracé (40 %). Environ 19 600 personnes ont été arrêtées durant les enquêtes policières, contre 26 900 en 2010. De même le nombre de personnes référées par la police au Directeur des poursuites publiques est passé de 20 800 à 15 100.
Les prisons comptaient environ 3 530 détenus en 2011, 84 % avaient déjà été emprisonnés dans le passé. 60 % étaient constitués de condamnés qui n’ont pu payer des amendes de Rs 25 000 ou moins, et d’autres ayant écopé une peine de moins d’un mois. « These convicts could have been subjected to community service work according to the Community Service Order Act 2009 », souligne le rapport de Statistics Mauritius. Le nombre de personnes condamnées aux travaux communautaires avaient augmenté de seulement 20 en une année, passant de 350 en 2010 à 370 en 2011.
Le rapport indique toutefois que « care should be taken in interpreting these figures. When comparing figures it should be realised that police and judiciary figures are based on offences but prison and probation figures are based on offenders, and that many offenders are sentenced for more than one offence. Offences reported at the police can sometimes be reclassified as they proceed from police investigation through prosecution to final court sentence. Also trends in certain offences are affected by police activities and priorities. » Par ailleurs, Statistics Mauritius indique que le pays compte, à 2011, 1 288 684 Mauriciens.