Le diabète, les maladies du coeur et les attaques cérébrales (stroke) ont été les principales causes de décès en 2014. C’est ce qu’indique, entre autres, le document Statistics in Mauritius — A Gender Approach, rendu public récemment par le ministère l’Égalité des Genres, du Développement de l’Enfance et du Bien-être de la Famille.
Selon Statistics in Mauritius — A Gender Approach, le diabète a compté en 2014 pour 27 % des décès parmi les femmes et pour 23 % parmi les hommes. Les maladies du coeur et la maladie cérébrovasculaire ont compté pour 19,2 % et 8,6 % de décès parmi les femmes et pour 19,2 % et 8,6 % parmi les hommes.
Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais que l’on peut traiter et contrôler. Il est causé par un manque ou un défaut d’utilisation de l’insuline. Cette hormone, produite par le pancréas, permet au glucose (sucre) d’entrer dans les cellules du corps pour qu’il soit utilisé comme source d’énergie. Chez une personne non diabétique, l’insuline remplit bien son rôle et les cellules disposent de l’énergie dont elles ont besoin pour fonctionner.
Lorsqu’il manque d’insuline ou qu’elle ne peut pas bien accomplir sa fonction, comme c’est le cas dans le diabète, le glucose ne peut pas servir de carburant aux cellules. Il s’accumule alors dans le sang et entraîne une augmentation du taux de sucre (ou hyperglycémie).
À la longue, un taux de sucre élevé dans le sang entraîne certaines complications, notamment au niveau des yeux, des reins, des nerfs, du coeur et des vaisseaux sanguins.
Il existe différents types de diabète : le prédiabète, le diabète de type 1, de type 2, le diabète de grossesse et d’autres types plus rares.
Les maladies cardiovasculaires, pour leur part, regroupent l’ensemble des maladies du coeur et des vaisseaux sanguins. Elles concernent le muscle cardiaque, les artères, les valves, les vaisseaux cérébraux et les vaisseaux des membres inférieurs et de l’aorte.
Les principales maladies cardiaques sont représentées par la maladie coronaire (qui affecte les artères du coeur), les maladies des valves cardiaques (valvulopathie), les maladies du muscle cardiaque (cardiomyopathie), les troubles du rythme cardiaque, les maladies vasculaires cérébrales, les maladies congénitales comme les malformations cardiaques et les artériopathies des membres inférieurs.
Enfin, la maladie cérébrovasculaire provient d’un défaut d’irrigation sanguine du cerveau. Quelque 80 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont ischémiques (thrombose d’un vaisseau cérébral ou embolie d’un caillot dans un vaisseau cérébral), 20 % sont hémorragiques. Une occlusion (obturation) dont les effets durent moins de 24 heures provoque un accident ischémique transitoire. Une occlusion dont les effets persistent plus de 24 heures provoque un AVC.
Statistics in Mauritius — A Gender Approach précise que les maladies spécifiques aux femmes, telles que le cancer du sein, le cancer cervical, le cancer du col de l’utérus et les complications liées à la grossesse et à l’enfantement, comptent pour 5,1 % des décès parmi les femmes. En revanche, le cancer de la prostate, qui ne s’applique qu’à l’homme, était la cause de 1,5 % des décès parmi les hommes.
Selon les spécialistes de la santé, le diabète, les maladies du coeur et la maladie cérébrovasculaire sont liés dans presque tous les cas à une vie sédentaire, à une mauvaise alimentation et à une mauvaise hygiène de vie. La prévention est de mise.
Selon les conclusions d’une étude sur les maladies non transmissibles du ministère de la Santé réalisée en 2015, l’incidence du diabète, celle du prédiabète et de l’hypertension sont en baisse alors que celle de l’obésité a augmenté.