Faire du secteur des Technologies Informatiques et de la Communication (TIC) le principal pilier de l’économie mauricienne, c’est le souhait et l’objectif formulé par le ministre Tassarajen Pillay Chedumbrum qui a pris note des derniers chiffres publiés par le Bureau Central des Statistiques (BCS) sur les indicateurs économiques. Ce dernier commentait les statistiques du BCS pour 2010. 
Le secteur des TIC (6,4 %) devance celui du textile (5,2 %) et du sucre (1,4 %), d’après les chiffres du BCS pour 2010 pour sa contribution au Produit Intérieur Brut (PIB). Le plus gros contributeur au PIB demeure les Finances (10 %), suivi en deuxième position par le tourisme (8,3 %). « Dans le discours programme de l’alliance de l’avenir, nous fixions comme objectif de faire du secteur des TIC le cinquième pilier de l’économie et avec le dernier rapport du Bureau Central des Statisique, le secteur atterit à la troisième place devançant le textile et le sucre », réagit le ministre des TIC, Tassarajen Pillay Chedumbrum, suite aux statistiques du BCS pour 2010.
Pour ce dernier, la filière des TIC est l’une des plus dynamiques à Maurice, lui vouant un avenir certain et prometteur. Soulignant l’énorme potentiel du secteur qui constitue une opportunité tant sur le marché local qu’international, le ministre explique qu’il s’agit d’un secteur stratégique et dynamique. « Nous avons placé la barre pour d’ici fin 2011 d’atteindre une contribution de l’ordre 6,8 % au PIB », affirme Tassarajen Pillay Chedumbrum qui se dit convaincu que l’objectif sera atteint de par les différentes mesures et initiatives engagées par l’État pour faire progresser davantage ce secteur. Ce dernier, ne cache d’ailleurs pas ses ambitions de faire de cette filière le principal pilier de l’économie, une chose qui selon lui est en voie de se concrétiser. « It is in the making », dira le ministre des TIC.
Le secteur des TIC est devenu, au fil des années, un domaine de développement économique stratégique pour le pays. En effet, sa place dans les usages quotidiens est importante (gouvernements, secteur public, communications, finances, entre autres domaines) de même que son poids dans le développement économique. D’autres stratégies, affirme le ministre, prévoient que la contribution de ce secteur au PIB passera à 6,8 % fin 2011. Celle-ci était d’ailleurs de 6,4 % en 2010 contre 5,9 % en 2009, ce qui démontre une tendance à la hausse au fil des années tandis que la valeur ajoutée générée par le secteur en 2010 est passée à Rs 16,9 milliards, contre Rs 14, 9 milliards (+14,1 %) l’année précédente.