La rentrée des classes lundi, après les vacances de Pâques, ramène au devant de l’actualité la question de l’interdiction des leçons particulières jusqu’en Std IV. La loi sanctionnant cette pratique a été votée en décembre et promulguée à la fin du premier trimestre. Mais pendant ce laps de temps cette pratique aura eu cours.
Les leçons particulières jusqu’en Std IV sont illégales et les contrevenants sont passibles d’une sanction sévère. Il paraît que des parents mécontents monteront au créneau dans les jours à venir pour protester contre cette mesure. Des profs de l’éducation primaire, des Head Teachers et des inspecteurs avouent que cette pratique continue au niveau de la Std IV et ajoutent que certains cadres du ministère de l’Éducation seraient au courant de cette situation. Vasant Bunwaree, ministre de l’Éducation, va-t-il demander aux officiers de son ministère de sévir ou cédera-t-il à la pression des parents ?
Par ailleurs, l’on note un vif mécontentement parmi les Head Teachers en raison du dernier exercice de transferts ayant pris effet hier, soit à la veille de la reprise des classes. Durant la journée d’hier, une quarantaine de maîtres d’écoles ont reçu une lettre de transfert. « Le syndicat est indigné par la manière de procéder du ministère car il n’y a eu aucune consultation sur la question. Nous n’avons pas donné notre aval. Il s’agit là de transferts inacceptables », affirme Moonsamy Sunassee, président de la Mauritius Head Masters Association. « Nous allons manifester devant le bureau du ministère à Phoenix », dit-il. Selon lui, dans nombre de cas le ministère n’a pas tenu compte de la distance entre la résidence du Head Teacher et le lieu de sa nouvelle affectation. Il cite en exemple le cas de cette Head Teacher, habitant à Curepipe, mutée dans une école située à Trois boutiques dans le Sud.