P.L, une jeune mère de famille domiciliée à Ste-Croix, ne sait plus à quel saint se vouer depuis qu’elle vit avec son compagnon de 40 ans — le père de son nourrisson de quatre mois —, après avoir divorcé de son premier époux, qui lui avait, lui, donné deux enfants. La jeune femme est traumatisée, et ce, depuis qu’elle avait annoncé à son compagnon, avec qui elle vit depuis déjà deux ans, qu’elle attendait un enfant de lui.
« Ma vie a complètement basculé. Du jour au lendemain, il est devenu de plus en plus violent et agressif. Il avait saccagé la maison que je louais avec un sabre, et à présent, il m’agresse physiquement matin et soir », relate-t-elle au Mauricien. Son calvaire, elle l’a également vécu pendant sa grossesse. « Il me donnait des coups de pied au ventre et il n’arrêtait pas de me menacer au sabre. Il m’interdisait de quitter le toit familial et avait pris tous mes effets personnels, même la motocyclette que j’avais achetée, ainsi que le contrat d’un terrain qui m’appartient et mon carnet bancaire. Nul n’ose le ramener à la raison car il n’écoute plus personne. »
Il n’y a pas longtemps, la jeune mère avait tenté de quitter le domicile du quadragénaire pour aller vivre chez ses parents. Mais ce dernier l’en avait empêché et l’avait ramené de force chez lui, sous le regard impuissant de ses voisins, qui, dit-elle, n’ont pu intervenir à cause de son mauvais caractère. « Tou dimounn per li dan landrwa », affirme-t-elle.
Hier matin, le quadragénaire s’en est pris à son fils asthmatique de 11 ans. L’état de santé du gamin a par la suite commencé à se détériorer. C’est lorsque son compagnon a pris son deux-roues pour le conduire à l’hôpital que la jeune femme a vu là une ultime chance de s’enfuir. Elle a pris son enfant de quatre mois et s’est immédiatement rendue aux Casernes centrales où elle a été référée au Police Press Office. Au Mauricien, elle déclare que « mo’nn trouve kouma mo pou trouv lamor enn zour ar li. Mo prefere sove akoz bann zanfan » . Le personnel du PPO a entamé des démarches auprès de la Police Family Protection Unit (PFPU) avant de lui conseiller de consigner une déposition au poste de police d’Abercrombie.
La femme violentée et son bébé ont, pour l’heure, été confiés aux responsables d’un shelter.