Il a été bref pour son message à l’Université de Maurice tin lors de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance vendredi dernier. “Soyons fiers d’être Mauriciens et vivons en paix”, a été le message phare de Stéphan Buckland, invité d’honneur pour la cérémonie du lever du drapeau tenu à l’auditorium Octave Wiehe à Réduit. L’athlète mauricien a été choisi pour lire le discours du Premier ministre, Pravind Jugnauth, devant une forte assistance composée d’étudiants et des membres de l’UoM. Pour Stéphan Buckland, il est important que chaque Mauricien puisse oublier le passé et mettre de côté des futilités qui ne mèneront à aucun progrès. « Il faut qu’on se mette debout et travaille ensemble », dit-il pour que le pays puisse aller davantage vers le progrès.

Ce vendredi marque sa première année en tant que Vice- Chancellor à l’Université de Maurice. Dhanjay Jhurry, qui intervenait pour l’occasion, a fait l’historique de l’UoM. Si 50 ans dans l’histoire d’un pays est court, il souligne l’importance de travailler ensemble pour réaliser du progrès. Il conseille également aux jeunes de travailler dur pour pouvoir récolter des bénéfi ces à l’avenir. Pour le Vice-Chancellor, il faut être courtois et respectueux envers les gens. Ainsi, il serait facile de réunir tout le monde pour avoir différentes idées et perspectives. De plus, la transparence et des dialogues constructifs sont aussi importants. Par ailleurs, il demande la collaboration des étudiants pour que l’UoM puisse mener sa recherche sur les accidents de la route. “Nous accueillons les idées et les suggestions”, dit-il en ce sens.

Pour sa part, Preaduth Chitamun, Pro VC de l’UoM, estime qu’il est temps de se retrousser les manches et travailler pour le pays. Cette célébration a aussi été organisée avec le concours de l’Union des Étudiants de l’UoM. Son discours vivement applaudi par les élèves, le président de l’Union, Saahir Goolfee a mis l’accent sur les valeurs qui s’érodent. « Il est regrettable qu’on n’honore pas nos athlètes et qu’on hésite à parler dans notre langue maternelle », dit-il. Selon lui, 50 ans se sont écoulés depuis l’accession de Maurice à l’indépendance mais la société n’a pas été aussi “malade”. « Nous n’avons pas encore notre identité. Que répondrons-nous arrivé à 100 ans de notre indépendance? », se demande-t-il. Pour que la nation mauricienne se consolide, il croit dans le travail tous azimuts.

Lors de cette cérémonie, un signe d’appréciation a été offert à ceux qui ont travaillé de longues années à l’Université, à l’instar du Professeur Harry Rughooputh. Ce dernier, lors de son message, soutient offrir son assistance dans le domaine tels l’intelligence artifi cielle et le Big Data. Cet événement devait aussi voir la présence des deux compositeurs de l’hymne national, à savoir Philippe Gentil et Jean-Georges Prosper.