Pour Stephan Verloppe, il est très important de prendre la vie telle qu’elle se présente, “avec ses bons et mauvais moments. De toute façon, on n’a pas le choix. Autant s’adapter et accepter toutes les situations en tirant des leçons et en apprenant à grandir et à avancer au fil des expériences”. C’est avec cet état d’esprit de ne jamais baisser les bras que cet habitant de Curepipe n’a pas hésité à se reconvertir en agriculteur et planteur après avoir passé près de dix ans dans la peau d’un chauffeur de camion. Cette nouvelle activité il lui procure également du plaisir à être proche de la nature.

Côté passe-temps, quand Stephan Verloppe ne gratte pas quelques notes sur sa guitare, il lit des livres sur la psychologie et la conscience de vie ou effectue quelques foulées pour se maintenir en forme. “Plus jeune, j’ai pratiqué beaucoup de sport comme la natation, le cyclisme et j’ai participé à quelques compétitions de trail. Aujourd’hui, je suis plus posé. Les activités sont davantage pour le plaisir et pour sortir de la routine boulot-maison-dodo.” Parmi ses objectifs, il espère trouver un terrain agricole et se mettre à son propre compte, tout en développant un autre business de catering avec un ami.

À 38 ans, l’aîné des Verloppe se décrit comme un bon vivant, tout en étant “un peu timide, discret et casanier”. “Je suis heureux ainsi, très proche de ma famille et mes amis. Mais je me sens prêt à faire de nouvelles rencontres et refaire ma vie.” Le secret de Stephan Verloppe pour toujours avoir la positive attitude est “de garder la foi, de mettre Dieu au centre de tout ce que nous entreprenons dans la vie et de se dire que chaque nouveau jour doit être vécu à fond pour ne pas avoir de regret”.

La boîte à questions

Notre invité a plongé sa main dans notre boîte à questions. Et le hasard lui a imposé ce qui suit.

Avec quelle vedette de la chanson entamerez-vous un duo ? Et pour chanter quoi ?

J’aime et j’écoute tous les styles de musique. Le morceau qui me vient là en tête est New kid in town des Eagles. Pour sa mélodie et aussi pour ses paroles.

Quelle sera votre première action le jour où l’on vous nommera Premier Ministre ?

Faut-il encore que je souhaite devenir Premier ministre ? (rires) Franchement, c’est une lourde responsabilité. Si c’est juste pour le titre, très peu pour moi. Néanmoins, si je me retrouve à la tête de Maurice, ma première action sera de tout faire pour que notre île arrête de perdre son identité. Les développements sont certes nécessaires, mais cela ne veut pas dire qu’il nous faut tout entreprendre comme les autres pays. Maurice doit préserver son identité et son cachet naturel et culturel.

Aimeriez-vous être membre du Parlement ?

Non, pas du tout. Surtout si c’est pour être un simple figurant. Les parlementaires oublient trop souvent que la population a voté pour eux pour qu’ils travaillent. Ils laissent tout le pouvoir entre les mains du Premier ministre. Il est très rare de voir un membre du Parlement proposer de nouvelles idées ou se battre pour elles.

Si vous deviez changer un trait de votre personnalité, lequel serait-il ?

Ma timidité, parce que dans certaines situations, cela ne joue pas en ma faveur. J’ai du mal à m’exprimer et il m’arrive souvent de regretter de n’avoir pas pu dire ce que je ressens.

Que direz-vous à Dieu quand vous le verrez ?

Un grand merci pour tout ce qu’il m’a permis de vivre et d’apprendre sur moi. Je suis croyant et pratiquant, et Dieu fait partie de mon quotidien. Sans lui, je ne serais pas sur Terre.

Comment définirez-vous votre pays ?

Une île où l’on vit bien. Malgré les hauts et les bas, je me sens fier et privilégié d’être Mauricien. Avec tout ce que l’on voit ou entend ailleurs, nous pouvons affirmer que nous vivons toujours en harmonie. Et j’espère que ce sera ainsi pour toujours. Nous ne sommes peut-être qu’un petit point sur la carte du monde, mais sommes très riches et grands en cultures et en traditions.

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à votre enfant ? Et le pire ?

Je n’ai pas encore d’enfant, mais je pense que le meilleur conseil serait de toujours respecter les autres. D’accepter et d’essayer de comprendre le fait que ses parents ne puissent pas toujours dire oui à tout. Et, le plus important : de toujours avancer dans la vie, un pas après l’autre. Même si un conseil reste toujours bon à mon avis, peut-être ferai-je très attention à ce que mon enfant puisse se sentir à l’aise à se confier à moi. Souvent, en voulant ou en pensant bien faire, nous avons tendance à imposer des règles de vie, sans prendre la peine d’écouter et de comprendre d’abord l’enfant.

Au réveil, vous êtes du genre à dire “Ayo mama” ou “Allez hop, allons-y !” ?

La plupart du temps, je suis toujours d’attaque à entamer la journée. Mais j’avoue qu’il m’arrive d’avoir hâte de retrouver mon lit. Je me réveille très tôt afin de mieux m’organiser sans stress.

Pensez-vous que nous sommes seuls dans l’univers ?

Non, surtout que récemment, j’ai vu un documentaire sur les extraterrestres. Il y a des choses que personne ne pourra jamais expliquer ni être sûr à cent pour cent dans la vie.

Qu’offrirez-vous au Premier ministre s’il vient chez vous à l’heure du dîner et de quoi lui parlerez-vous ?

Il sera reçu dans la simplicité et mangera ce que nous avons prévu, sans plus. J’éviterai de parler politique mais serai plutôt curieux de mieux le connaître.