Le board des Racing Stewards a tranché dans l’affaire opposant le Dr Christian Bourdet à Serge Henry. L’entraîneur a été trouvé coupable de mauvaise conduite à l’encontre d’un officiel du Mauritius Turf Club en deux occasions et sanctionné de deux amendes, l’une de Rs 100 000 et l’autre de Rs 50 000. Il a fait appel contre ces sanctions.
L’enquête, qui avait débuté le mardi 20 dernier, avait été ajournée à samedi dernier. Ce deuxième jour fut surtout consacré au visionnage de la bande vidéo qui avait filmé ce qui s’était passé dans l’enceinte de l’écurie Serge Henry à l’issue de la 24e journée.
Toutes les parties concernées ne purent écouter la bande sonore du premier jour de l’enquête qui avait lieu la semaine dernière. La raison étant que certains Racing Stewards n’étaient pas présents. Par la suite, la bande vidéo qui avait enregistrée les événements qui s’étaient passés dans l’enceinte de l’écurie Serge Henry fut visionnée. On nota que le vétérinaire en chef, le Dr Christian Bourdet, fit son apparition en compagnie de Nawaz Rawat peu avant 17h09. On put voir – les images sont floues – le Dr Bourdet s’entretenant avec le Dr Hurrydev Bissessur qui est, lui, le vétérinaire de Serge Henry avant de se diriger vers le box de Saziwayo. On vit par la suite le cheval être dirigé vers le lavoir. Les images projetées ne purent démontrer si le Dr Bourdet était irrité lors de son arrivée et aussi si Serge Henry avait pris le Dr Bourdet à part pour s’entretenir avec lui.
L’enquête fut une nouvelle fois mouvementée et le Chairman du board des Racing Stewards dut intervenir pour calmer les esprits. Il faudrait aussi souligner que le chef palefrenier de l’écurie Serge Henry, Antonio Christome, fut appelé à donner sa version des faits tout comme le Dr Hurrydev Bissessur.
La présence d’un autre palefrenier sur les images fit que l’enquête fut ajournée à mardi matin.
Le palefrenier en question, Jason Sooriah, fit part au board qu’il était bel et bien présent dans l’enceinte de l’écurie mais qu’il n’avait pas entendu Serge Henry formuler une demande de faveur au Dr Christian Bourdet. Ce dernier maintint qu’il en fut ainsi alors que l’entraîneur nia en bloc les accusations portées contre lui.
Les images vidéo furent cette fois passées sur le grand écran mais ne dégagèrent rien de concret. Mêmes celles montrant les arrivées du Dr Christian Bourdet et du chef de la sécurité Nawaz Rawat dans l’enceinte de l’écurie Serge Henry qui provenaient d’une autre caméra. Ce dernier déclara que quand il s’était adressé au Dr Bourdet, celui-ci lui aurait fait part que le président Gilbert Merven aurait reçu des appels téléphoniques sur la monte de Gregorio Arena à l’effet que l’Italien aurait volé la course. Mais Serge Henry n’apparaissa pas sur les images. Il faudrait toutefois souligner qu’il y eut une coupure d’environ dix secondes entre le changement de caméras.
Serge Henry souligna une fois de plus que Christian Bourdet était irrité quand il s’était adressé à lui. Ce que réfuta le vétérinaire en chef du MTC qui ajouta avoir fait part de la demande de Serge Henry à Nawaz Rawat quand il en eut terminé avec la vérification de Saziwayo alors qu’ils se dirigeaient tous deux vers le paddock.
Après avoir écouté les parties, le board des RS s’est réuni pour délibérer avant de «charge» Serge Henry d’«Improper conduct». L’entraîneur plaida sa non-culpabilité mais fut néanmoins trouvé coupable de s’être mal comporté envers un officiel du Mauritius Turf Club, et ce, en deux occasions.
Le Chairman du board des Racing Stewards déclara que son board était arrivé à la conclusion que le Dr Christian Bourdet n’avait aucun intérêt à venir de l’avant avec les faits qui sont imputés à Serge Henry qui lui aurait déclaré «Je suis dans la merde sur ce coup-là, donne-moi un coup de main». Or, selon le Chairman, on ne pouvait en dire de même de la demande qu’aurait faite Serge Henry.
En ce qu’il s’agit de la seconde offense qui méritait une sanction, ce fut pour avoir traité le Dr Christian Bourdet de menteur «liar». Les faits s’étaient passés mardi dernier quand les deux hommes faillirent en venir aux mains.