N’allez pas leur dire qu’elles exercent le plus vieux métier du monde… Car elles vous rétorqueront que le strip-tease “est un métier sans pitié, mais qu’on aime” ! Entre une danse en cage et des acrobaties à la barre de pole dance, six femmes souriantes, indépendantes et sûres d’elles se confient sur leur profession, que certaines mauvaises langues estiment dégradante.
“Il y a des clients qui nous traitent de tous les noms… Me selma zot bizin nou mem pou dans devan zot !”, confie Catherine, 22 ans. Au début, les remarques désobligeantes sont difficiles à encaisser. Après quelques années dans le domaine de la danse sensuelle et des paillettes, “on laisse couler”.
Il n’y a plus aucune barrière entre le strip-tease et ces dames de la scène. “Je suis consciente que les gens ne respectent pas notre métier. Mais le plus important, c’est d’aimer ce que l’on fait. On se sent à l’aise sur scène et rien ne peut nous atteindre lorsqu’on effectue une lap dance ou une pole dance. Dimounn inn fer pou koze mem, e zot pa anvi konpran nou”, souligne Mapoutou (nom de scène).
Afin de saisir ce que le public voit d’un mauvais oeil, nous nous sommes rendue dans le club de strip-tease select Le Rocher à Pereybère. Là, les filles dansent en petite tenue, se déhanchent, menottées, en cage ou sur les genoux des clients, font des acrobaties avec la barre de pole dance. Au rythme de danses sexy, elles dévoilent peu à peu leurs formes… Mais, attention ! Pas le droit de toucher !